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4 séries du moment plus cool que La Casa de Papel

Fab a été diablement déçu par la dernière saison de La Casa de Papel, série qu'il a pourtant adoré par le passé. Il t'explique pourquoi et t'offre avec Mymy quelques alternatives à regarder si tu es dans le même cas que lui.

Temps de lecture : 6 minutes


Écrit à 4 mains avec Mymy

Vendredi midi, j’ai profité de la pause déj pour faire un truc que je ne m’autorise que trop rarement (merci le confinement) : j’ai lancé fébrilement Netflix pour m’enjailler comme il se doit devant la dernière “partie” de La Casa de Papel (est-ce la saison 2 ? La saison 4 ? La deuxième partie de la saison 2 ? PLUS PERSONNE NE S’Y RETROUVE DE TOUTE FAÇON !).

Avant d’aller plus loin, un peu de contexte pour piger mon rapport aux séries d’une manière générale, et à La Casa de Papel en particulier : j’aime les séries mais je déteste “perdre du temps” devant une série.

Vu l’offre actuelle, j’ai décidé d’être intransigeant et de ne jamais devenir « otage » d’un show : j’ai vu trop de gens dans des relations toxiques avec – par exemple – How I Met Your Mother, ayant perdu la flamme des débuts au bout de 3 ou 4 saisons, et qui restaient prisonniers de la lassitude des scénaristes dans le seul but de “connaître le dénouement” – qui s’avérera, bien sûr, décevant au possible.

Donc j’ai beau avoir aimé d’amour une série par le passé, il ne suffit que de quelques épisodes d’une saison moyenne pour que j’abandonne aussi sec. Pas l’temps d’niaiser avec des séries moyennes alors que le reste de la production est potentiellement bien plus intéressant.

Pour revenir à notre sujet initial, j’ai adoré la première saison de La Casa de Papel. Alors oui, certes, certains persos font N’IMPORTE QUOI, mais il y avait en sous-texte une morale qui me convient bien : même si ton plan est infaillible, l’humain reste le facteur déterminant dans son exécution (en tant que chef d’entreprise, cette maxime me parle bien).

À sa sortie, j’ai d’abord boudé la première partie de la saison 2. Je ne voyais pas comment scénaristiquement, ils pouvaient trouver une bonne raison de renvoyer au turbin toute l’équipe.

Après que bon nombre de membres de l’équipe me l’aient recommandé chaudement, j’ai fini par y tremper un orteil, histoire de checker la température de l’eau, pour finir par l’avaler tout cru.

À la fin de cette saison / partie / whatever, le cliffhanger était costaud, et ils avaient réussi à me mettre dans un état d’excitation rarement atteint à la fin d’une saison (Breaking Bad m’a mis en PLS une fois ou deux) (ou trois).

Nous revoici donc à vendredi midi. Hop hop Netflix, hop hop épisode 1. Et… après 3 minutes d’euphorie totale, je m’ennuie. La sauce ne prend pas. Je trouve ça long. Toutes les incohérences scénaristiques, sans doute présentes auparavant, me sautent au visage. L’amour fou était retombé.

J’ai enchaîné 4 épisodes, finissant par cliquer frénétiquement sur le bouton d’avance de 10 secondes à chaque flashback ou moments de mélo un poil trop prononcé à mon goût. Ok, il fallait en venir à la dure vérité : La Casa de Papel m’a gavé.

Si c’est pour regarder de la sorte, je préfère m’arrêter. J’ai fermé la fenêtre, la mort dans l’âme. Adieu Tokyo, t’es complètement idiote, je t’ai aimée, mais t’as terminé de me saouler.

Aussi, si tu te retrouves dans ma position, un peu laissé·e pour compte par ta série préférée, voici quatre alternatives qui VALENT LA PEINE, les deux premières viennent de moi, alors que les deux autres sont signées de Mymy.

Better Call Saul, la suite trop méconnue de Breaking Bad

À mon grand regret, le spin-off de Breaking Bad n’a (pas encore ?) rencontré le succès de sa série-mère. Et pourtant : d’après moi, saison après saison, elle finit par surpasser les aventures de Walter White.

Better Call Saul est un prequel de Breaking Bad (une série qui se passe chronologiquement avant), qui nous propose de voir comment l’avocat véreux d’Heisenberg va devenir Saul Goodman.

La série suit donc tout au long des 5 saisons l’évolution de Jimmy McGill, petit avocat qui a grandi dans l’ombre de son grand frère Charles, lui-même avocat ô combien réputé.

La relation entre les deux frangins est sans doute l’une des plus profondes jamais écrites : entre amour fraternel profond, jalousie, loyauté et méfiance, elle représente le socle et la substantifique moelle de Better Call Saul.

Cerise sur le gâteau si tu as suivi Breaking Bad : Better Call Saul propose de suivre les storylines de personnages phares de sa suite. C’est un vrai bonheur de comprendre d’où vient Mike Ehrmantraut, ce qui l’a conduit à devenir l’homme de main de Gustavo Fring. On en apprend aussi plus sur les “origines” de Fring, tout comme on saisit comment est née cette rivalité avec la famille Salamanca.

SI tu ajoutes à ça une magnifique relation d’amour, toute aussi complexe que le cerveau tortueux de Saul Goodman, avec sa collègue Kim Wexler, et tu obtiens : une pépite que trop peu de gens regardent.

The Plot Against America, le nouveau bijou de David Simon

Si tu ne connais pas David Simon, il est le créateur de plusieurs séries cultissimes : The Wire, Treme, la mini-série trop méconnue avec Oscar Isaac Show Me A Hero, ou dernièrement The Deuce, dont je parlais dans cet épisode de Laisse-moi kiffer.

Sa patte toute personnelle ? Amener le spectateur en immersion dans un univers, et creuser avec délectation des personnages complexes et fouillés. Il n’y a jamais vraiment de gentils et de méchants dans les séries de Simon, puisque ses personnages sont avant tout… humains.

Dans The Plot Against America, diffusée en ce moment sur HBO et dispo en France sur OCS, comme l’intégralité de ses autres shows, il adapte le roman du même nom de Philip Roth, publié en 2004.

L’auteur y imaginait l’élection de Charles Lindbergh, le célèbre aviateur transformé en politique populiste et antisémite, face à Roosevelt en 1940.

Lindbergh axe toute sa campagne autour du fait que les États-Unis ne doivent pas prendre part au conflit européen, alors que l’Allemagne vient de rouler sur la France et que l’Angleterre subit chaque jour des bombardements nazis.

On suit cette montée en puissance du nazisme au sein des États-Unis à travers les yeux d’une famille juive qui vit dans le New Jersey, le tout dans l’acceptation d’un antisémitisme qui fait froid dans le dos.

La mini-série n’en est qu’à son quatrième épisode sur les 6 prévus, mais elle tient d’ores et déjà toutes ses promesses, et je ne peux que t’inciter à t’y intéresser de plus près.

Tales from the Loop, une série de science-fiction prometteuse

Tales from the Loop est l’une de ces séries dont l’existence m’émerveille, me rappelle qu’il y a de la place pour des contenus audacieux et originaux, loin des chemins balisés du soap-opera.

Cette création est inspirée par les œuvres de l’artiste suédois Simon Stålenhag, qui place des éléments de science-fiction dans des décors banals, créant une étrangeté familière qui me plaît énormément :

Tales from the Loop, dispo depuis le 6 avril sur Prime Video, est une série comme on en fait peu, une œuvre poétique et onirique qui interroge le rapport de l’Humain à ses créations artificielles.

Elle se déroule dans un village situé au-dessus d’une machine souterraine, la fameuse Loop, à l’utilité inconnue, qui semble bouleverser l’espace, le temps, les êtres.

Des robots timides dans des forêts, de longs regards lourds de sens, un lac gelé qui tremble, je ne peux pas t’en dire beaucoup plus sur Tales from the Loop, à part qu’elle mérite que tu y jettes un œil !

Ozark, 3 saisons de qualité pour une série méconnue

Ozark, une création originale Netflix, a mis en ligne sa saison 3 et pourtant j’ai l’impression que très peu de monde regarde cette série très clairement inspirée de Breaking Bad.

Mais avec une différence de taille : là où Walter « Heisenberg » White cache à sa famille tout de ses activités illicites, le héros d’Ozark embarque ses proches dans son sale business !

Ozark, c’est l’histoire de la famille Byrde. Le père, Marty, interprété par Jason Bateman (qui réalise aussi plusieurs épisodes), n’est pas un gestionnaire d’argent ordinaire, non…

Puisqu’il blanchit la thune du deuxième plus gros cartel mexicain.

Après une belle embrouille à base de sous manquants, le cartel force les Byrde à déménager dans la station balnéaire Ozark, au cœur du Missouri, où Marty va continuer à lessiver de l’argent sale…

Avec le concours de sa femme et ses enfants, rapidement mis au courant du métier pas banal de leur daron.

Ozark est un de mes petits plaisirs depuis 3 ans, j’aime à binger chaque saison dès sa sortie.

Malgré quelques facilités scénaristiques (vraiment pas gênantes à mes yeux), le rythme soutenu me garde accrochée et j’ai vraiment envie de savoir comment tout ça va finir.

À noter dans les points forts qu’il est vraiment rafraîchissant de découvrir un coin peu connu des États-Unis, en tout cas à mes yeux de Française, un peu comme Breaking Bad m’avait immergée dans le Nouveau-Mexique !

Enfin, Ozark tire sa force de nombreux personnages secondaires appartenant à des classes sociales variées, qui ont la place d’évoluer sans devenir des clichés ambulants (tousse pas comme Tokyo hmmm tousse).

Va donc binger Ozark avec une bonne pizza, tu m’en donneras des nouvelles !

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Le dernier commentaire

9 Avr 2020, à 16:31
Je recommande vivement Ozark. Série haletante comme jamais !
 
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