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J’ai bientôt 40 ans, je suis célibataire sans enfants, et je vais bien, merci !

J’ai bientôt 40 ans, je suis célibataire sans enfants, et je vais bien, merci !

À l’approche de ses 30 ans, Vanessa a connu une pression sociale insupportable pour se “caser”. Presque dix ans plus tard, elle est en paix avec son célibat et ses choix de vie.

Temps de lecture : 4 minutes

J’ai bientôt 40 ans, je n’ai pas d’enfants et je suis célibataire. Au départ, ce n’était pas un choix de vouloir être “hors-norme” et de vivre toute ma vie comme une célibataire, au contraire. Je crois que durant très longtemps, mes envies étaient très simples et calquées sur le modèle traditionnel.

Moi aussi je voulais un amoureux, des enfants, une famille, une maison, un chien (et un poney !), mais était-ce ce que je voulais vraiment ou ce que l’on m’avait inculqué dès l’enfance ?

Se détacher de la pression sociale

Il m’a fallu de nombreuses années pour me détacher de cette pression sociale et pour me connaître vraiment. Je suis passée par de nombreux échecs, de nombreuses introspections et de nombreuses dépressions pour enfin un jour assumer ce que j’étais.

Avant 30 ans, les gens continuaient à me demander tous les jours : « Pourquoi t’as pas d’amoureux ? Et le mariage et les enfants, c’est pour quand ? ». Je ne vais pas le nier, c’était une torture. Sans oublier cette petite voix intérieure qui tous les jours me répétait : « Hé ho ma cocotte, bientôt 30 ans là, faut que tu te trouves un mec et que tu te reproduises ! ».

Cette voix intérieure, elle n’est pas cool du tout et elle te fout une putain de pression avec l’aide de tes amis et de tes proches, toujours là pour te rappeler que le temps court, tic tac tic tac tic tac.

À l’approche de mes 30 ans, je me sentais anormale et rejetée. Tous ces discours oppressants me faisaient passer le message que si je n’atteignais pas ces objectifs avant mes 30 ans alors j’aurais raté ma vie.

Sous la pression permanente de la société, j’ai fini par faire une tentative de suicide.

Célibataire, je crois toujours en l’amour

Mais heureusement, j’aimais trop la vie, et après ce geste malheureux j’ai estimé que je devais comprendre pourquoi je souffrais mais surtout qui j’étais. Comprendre, c’est la base de tous les maux, une fois que l’on sait, on peut panser les plaies, se reconstruire et avancer.

Et finalement, le pire ce n’est pas avant 30 ans, le pire c’est après. Car après 30 ans, si tu n’as pas coché toutes les cases, tu es considérée comme “en échec.” Je n’ai pas été rejetée par mon entourage, mais désormais, plus personne ne me pose les questions fatidiques : “Et alors, t’as un amoureux ? Et le mariage ? Et les enfants ?”

Au début, j’ai trouvé ça chouette, enfin je pouvais respirer ! Et puis je me suis rendue compte que si les gens ne me posaient pas ces questions, c’est parce qu’ils ne voulaient pas savoir les raisons de ce choix de vie, qu’ils avaient peur de mes réponses, potentiellement gênantes. Les gens ne me demandent plus comment va ma vie sentimentale, comme s’ils avaient accepté qu’elle était terminée et que plus rien ne pourrait m’arriver.

Cela va peut-être vous étonner venant d’une célibataire endurcie, mais je crois en l’amour et même en l’amour éternel. Si j’en avais fait le choix, j’aurais pu moi aussi être en couple, mariée et avec des enfants. J’ai croisé des mecs bien dans ma vie, qui m’auraient très certainement apporté une vie confortable et agréable, mais ma plus grande angoisse a toujours été de rester avec quelqu’un que je n’aimais plus, juste par convention sociale.

Je suis en paix avec moi-même et mes convictions

Pour moi, c’est la base, je ne vois pas autrement ma vie sentimentale qu’aux côtés de quelqu’un que j’aimerais profondément. Je n’ai absolument rien contre le fait de me marier ou d’avoir des enfants, mais à condition de ressentir de vrais sentiments. Je n’ai jamais été capable d’accepter un homme dans ma vie juste pour fonder une famille. Et même si j’ai essayé, plus jeune, pour me prouver que moi aussi j’étais normale, mes convictions m’ont rattrapée très rapidement.

Bref, j’attends le grand amour, et si mon entourage pense désormais que c’est peine perdue, je continue de croire qu’on peut le rencontrer à tout âge : demain, dans 5 ans, à 60 ans, ou peut-être jamais…

J’ai tout de même accepté l’idée que je n’aurais peut-être pas de grand amour, ni d’enfants et que je finirai peut-être seule (avec des chats !) mais cela ne me déprime pas. Pourquoi ? Tout simplement car je suis en paix avec moi-même et mes convictions, je suis prête à aimer, à adorer, à chérir, et en attendant je regarde les gens s’aimer, et c’est juste beau !

Célibataire, sans enfants, je vais bien merci !

Aujourd’hui, j’embrasse mon célibat comme je ne l’ai jamais fait, lui que je voyais auparavant comme un fardeau. Il m’accompagne dans ma quête compliquée de vérité, et me conforte dans mes choix.

Je tenais à partager mon témoignage car je sais que je ne suis pas un cas isolé : il y’a d’autres personnes comme moi, qui sont peut-être encore perdues, esseulées, pas encouragées … Ne vous démontez pas, ne vous sentez pas obligés de faire les choses qui ne sont pas en phase avec vos convictions car la société vous le dicte. Ce n’est pas parce que nous sommes une minorité que nous sommes anormaux.

Le célibat n’est pas un fardeau, au contraire, il offre un luxe incroyable : la liberté de pouvoir faire vos propres choix et de vivre votre vie comme vous le souhaitez. J’ai bientôt 40 ans, je suis célibataire et sans enfants et je vais très bien, merci !

Et toi, tu souffres aussi de cette pression sociale à te « caser » ? Ou au contraire, tu t’en moques complètement ? Viens en parler dans les commentaires !

 

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Le dernier commentaire

15 Fev 2019, à 12:18
Très chouette article.
A propos du décalage qu'on peut ressentir avec ses amis, parce qu'ils ont acheté un bien avec leur moitié, qu'ils l'ont épousé ou avec qui ils ont eu un piou, je l'ai un peu ressenti jusqu'à mes 30 ans (j'en ai bientôt 34). Pas parce qu'ils ne voulaient parler que de ça, mais parce que j'ai fait ce que je faisais depuis 23 ans : me comparer.
A 30 ans j'ai eu 9 mois de psy pour cesser ce mécanisme avec qui j'avais grandi et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela m'a énormément aidé à prendre du recul. Ainsi que la vie. Car malheureusement pour mes amies dont le chemin "classique" (en tout cas celui qu'on nous vend à longueur de temps) semblait tout tracé, la réalité n'a pas été celle escomptée. Il y a eu un divorce et surtout, une rupture unilatérale à 5 mois et demi de grossesse.

A 31 ans j'ai rencontré un mec bien avec qui je me voyais bien vivre un bon bout de chemin et faire des enfants, mais qui m'a quitté un an après.

Aujourd'hui j'ai 34 ans dans 2 mois et ça en fait 3 que je suis à nouveau en couple. Serait-ce celui avec je vais enfin pouvoir vivre une belle et "longue" histoire, le père de mon enfant ?
Je n'en sais rien mais j'espère, car je ne suis pas certaine de vivre bien de passer à côté de la maternité. Mais à partir de quand il faut congeler ses ovules au cas où ? A partir de quand faut-il se lancer dans une demande d'adoption sachant que ce sera encore plus dur que pour un couple ?
Et si ça n'arrive pas, qu'est-ce que je ferai ?

Mais en même temps, si ce nouvel homme dans ma vie est celui avec qui je vais vivre plein de belles choses et fonder une famille, ça valait le coup d'attendre 33 ans bien tassés, non ?
 
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