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5 alternatives naturelles à tes produits d’hygiène quotidiens

Dentifrice, shampoing, gel douche... Chaque jour, tu utilises un certain nombre de produits d'hygiène pour rester fraîche. Et si tu les remplaçais par des alternatives plus naturelles ? Suis le guide !

Temps de lecture : 9 minutes

Tous les jours, tu utilises un certain nombre de produits pour te faire l’haleine fraîche, l’aisselle parfumée et le cheveu lustré. Ces produits, s’ils font leur travail, ne sont pas toujours au top de la green attitude. Je te propose donc de découvrir des alternatives naturelles à ces indispensables du quotidien.

Par quoi remplacer mon gel douche ?

Il mousse, il sent bon, il fait la peau douce… Sur le papier, le gel douche est une super invention cosmétique qui permet de se réveiller en douceur ou de se délasser après une grosse journée. Malheureusement, dès qu’on s’attarde sur sa composition, il fait tout de suite moins envie à cause des nombreux ingrédients potentiellement irritants et/ou toxiques qu’il contient.

Les sulfates, avec en tête le sodium laureth sulfate (SLS), font partie des mauvais élèves : ces tensio-actifs, qu’on retrouve dans les gels douche mais aussi dans d’autres produits cosmétiques moussants (shampoings, gels nettoyants pour le visage…), ont un fort pouvoir nettoyant. Ils seraient tellement efficaces qu’à la longue, ils pourraient altérer le film hydrolipidique de la peau et entraîner l’apparition de rougeurs, de sensations de tiraillement et de zones de sécheresse.

Moi et ma peau après avoir abusé du SLS.

Le pain de savon, l’alternative écologique et économique

Pour remplacer ton gel douche, tu peux compter sur un grand classique plus respectueux de la peau, plus écologique et aussi plus économique : le savon ! Attention, je ne te parle pas du savon synthétique disponible en pharmacie ou en GMS, mais du bon vieux pain de savon bio et, encore mieux, saponifié à froid. Si n’importe quel savon bio sera de toute façon plus naturel qu’un gel douche conventionnel, cette technique de fabrication sans cuisson a la particularité de préserver les propriétés des huiles et des beurres utilisés dans la recette. Tu trouveras ce type de produit sans difficulté en magasin bio ou dans les boutiques spécialisées.

En revanche, si l’idée d’utiliser un savon te barbe et que tu n’es pas contre un peu de nouveauté, tu peux aussi tester une poudre de douche. Il suffit d’appliquer la poudre sur peau mouillée puis de frotter ton corps avec tes mains pour créer une fine mousse et te laver. Tu trouveras des mélanges tout faits dans le commerce mais tu peux aussi très bien utiliser de l’argile ou du rhassoul en poudre, à diluer au préalable dans un peu d’eau chaude.

À noter Si tu souhaites réaliser tes cosmétiques « maison », n’oublie pas de respecter certaines règles d’hygiène comme le lavage des mains et la désinfection des ustensiles et contenants que tu souhaites utiliser.

Sinon, si tu préfères la praticité à l’originalité, sache que de plus en plus de magasins proposent des gels douche bio sans cochonneries. Ils peuvent être un peu chers, mais ils ont le mérite d’exister.

Quelles alternatives naturelles au shampoing liquide ?

Que tu fasses partie de la team « tous les jours » ou de la team « une fois par semaine », il t’arrive sûrement de te laver les cheveux de temps en temps. Les shampoings liquides conventionnels, qui moussent énormément, sentent le cerisier japonais et font le cheveu tout doux, sont discrédités depuis plusieurs années à cause de leur formulation pas très clean.

Comme le gel douche, le shampoing liquide contient souvent des sulfates pour produire une mousse épaisse, mais sa liste d’ingrédients présente aussi parfois des silicones pour galber le cheveu et aider au démêlage. Ces silicones, comme le dimethicone et le cyclopentasiloxane, créent une sorte de film imperméable autour de la fibre capillaire. Ils sont intéressants à court terme pour le coiffage, mais il peuvent finir par étouffer le cheveu et le cuir chevelu. Pour alourdir un peu la note, ces composés sont difficilement biodégradables et toxiques pour les organismes aquatiques qui les ingèrent.

Cette personne a abusé des silicones dans son adolescence.
Voici le résultat.

Le shampoing solide et les poudres de plantes, des alternatives zéro déchet

Le shampoing solide, qui a aussi l’avantage d’être zéro déchet et économique, a les mêmes atouts « bien-être » que le shampoing liquide. Pour être sûre que sa formule soit de qualité, choisis-le bio ou étudie bien sa liste INCI. Si tu y trouves un ingrédient dont le nom termine par « xane », « thicone » ou « thiconol », ça vire. Sinon, feu vert !

Si tu préfères les produits bruts, tu peux aussi utiliser un mélange de poudres de plantes pour remplacer ton shampoing. Veille juste à utiliser plus de 50% de poudre de plantes saponaires dans ta tambouille (sidr, reetha, shikakaï…), que tu mélangeras avec un peu d’eau bouillante avant utilisation, pour leurs propriétés lavantes et moussantes. L’argile en poudre, mélangé à de l’eau chaude et à quelques gouttes d’huiles essentielles adaptées à tes problématiques capillaires, fait aussi un très bon shampoing mais qui ne mousse pas. Autant que tu sois prévenue ! Tu trouveras tous ces ingrédients dans une herboristerie ou en magasin spécialisé.

À noter Attention si tu comptes incorporer des huiles essentielles à tes préparations « maison » : elles sont fortement déconseillées aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants de moins de 3 ans, aux personnes souffrant de troubles neurologiques et, selon les huiles, à celles sous traitement médicamenteux. Bref, renseigne-toi bien avant de faire ton choix.

Sinon, comme pour le gel douche, de nombreuses marques bio et conventionnelles proposent des shampoings plus respectueux des cheveux, de la peau et de l’environnement. À toi d’examiner leur liste d’ingrédients avec un œil critique (pas de stress, je te prépare un article à ce sujet).

Comment me passer des disques de coton jetables ?

Que tu te maquilles ou non, tu as très certainement un paquet de carrés ou de disques de coton dans ta salle de bains (ou près de la table à langer, si tu as des nains à la maison). S’ils sont très pratiques, ces cotons tout doux ont un impact désastreux sur l’environnement à cause de leur mode de production. En effet, la culture du coton est l’une des plus polluantes du monde et elle est très gourmande en eau. Pour enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie, les disques de coton sont souvent proposés dans des sachets en plastique. Double peine.

De nos jours, de plus en plus de produits cosmétiques permettent de se passer d’applicateur. Pour te démaquiller, tu peux donc opter pour une huile végétale ou une huile démaquillante, qu’il suffit de masser sur ton visage avec tes doigts. Pour tonifier ta peau, tu peux vaporiser directement l’eau florale sur ton visage en vissant une pompe spray sur la bouteille (ou, si le format ne le permet pas, en versant ton produit dans un flacon spécifique). Si ta lotion tonique a une texture visqueuse ou gélifiée, tu peux parfaitement l’appliquer par pressions sur ton visage, avec la paume de tes mains.

Jennifer Lopez, grande adepte du lavage du corps à l’huile.

Les carrés lavables, l’alternative pour réduire ton impact environnemental

Si vraiment, tu ne peux pas te passer de disques de coton, les carrés lavables sont une bonne option. Fabriqués en fibres naturelles de coton bio, de bambou, de chanvre ou d’eucalyptus, ils permettent de ne pas trop changer ses habitudes tout en faisant un geste pour la planète. Une fois utilisés, il suffit de les placer dans un petit sachet de lavage et de les glisser dans son lave-linge avec ses fringues de la semaine. Selon la qualité du tissu, chaque coton lavable peut supporter entre 300 et 500 passages en machine. Pas mal, non ? À raison de deux cotons matin et soir, il te faudra une trentaine de carrés lavables pour tenir une semaine. Rendez-vous en magasin bio pour acquérir ton premier kit de carrés réutilisables.

À savoir tout de même : si la production de ces tissus est moins néfaste que celle du coton, ce n’est pas encore la panacée. Le coton bio, même s’il est exempt de produits polluants, demande toujours énormément d’eau pour sa culture. Autre exemple du côté du bambou : pour devenir une fibre tissable, la pulpe de bambou doit subir une transformation chimique. Bref, c’est déjà ça mais c’est pas encore top moumoute.

Et si j’ai envie de changer de déodorant ?

Le déodorant, cette invention du 20e siècle qui a réussi à faire croire à l’humanité toute entière qu’elle puait des dessous de bras, est décrié depuis plusieurs années pour sa composition peu « mimi » et franchement « cracra » : entre les sels d’aluminium et les perturbateurs endocriniens, les déos et anti-transpirants conventionnels ont bien du mal à matcher avec des consommateurs et consommatrices de plus en plus regardant·es sur la qualité et l’impact (écologique, sanitaire etc) des produits.

Si tu ne veux pas te passer de déodorant mais que tu ne serais pas contre une alternative plus naturelle, tu peux tester le bicarbonate de sodium, appliqué seul sur peau humide, ou mélangé à de l’huile végétale/une eau florale anti-bactérienne. Les huiles essentielles, comme celles de palmarosa, de sauge ou de menthe poivrée, une fois diluées dans un hydrolat, une huile ou une cire végétale, peuvent aussi être très efficaces pour réguler la transpiration et masquer son odeur.

Ma vie.

Comme toujours, le degré de sensibilité de ta peau est à prendre en compte lors de la réalisation de ce type de recette « maison » et je te recommande de réaliser un test d‘allergie dans le creux du coude avant toute utilisation.

Quid de la pierre d’alun ?

Concernant la pierre d’alun naturelle (l’ingrédient « potassium alum » doit apparaître sur l’emballage), il s‘agit d’un sulfate double, de potassium et d’aluminium. Elle est donc assimilée à une typologie de sels d’aluminium mais elle est différente des chlorhydrates d’aluminium, qui sont mis en cause. La distinction entre les deux est très importante car non seulement la solubilité est différente mais également la taille des molécules.

Au contact avec l’eau, la pierre d’alun va libérer tous les ions qui la composent, dont de l’hydroxyde d’aluminium. Ce dernier va rester en surface de la peau et va alors agir comme une barrière contre la transpiration. Aux dernières nouvelles, le passage transcutané de l’hydroxyde d’aluminium n’est pas avéré, l’utilisation de la pierre d’alun serait donc sans danger.

Pour l’utiliser, il suffit de l’humidifier sous un filet d’eau puis de la passer sur tes aisselles pour profiter de ses propriétés astringentes.

À lire aussi : Déodorant : comment bien choisir ce produit controversé ?

J’en ai marre de mon dentifrice, je fais quoi ?

Comme le déodorant, le dentifrice que tu peux trouver en grandes surfaces ou en pharmacie est de plus en plus montré du doigt. La raison ? Sa liste INCI, qui ne fait pas toujours rêver. En effet, on peut y retrouver de nombreux produits douteux comme des conservateurs, des bactéricides, des tensioactifs, des colorants ou encore des parfums de synthèse, issus pour la plupart de la pétrochimie.

Moi quand je suis en manque de glace menthe-chocolat. Non, je déconne. Qui aime ça ?

Pour t’éviter tous ces désagréments, tu peux fabriquer toi-même ton dentifrice avec de l’argile en poudre, du sel de mer, du bicarbonate de sodium et des huiles essentielles comme celles de menthe, de clou de girofle ou de citron. Tu trouveras de nombreuses recettes simples et économiques en cherchant « dentifrice maison » sur YouTube ou dans ton moteur de recherche préféré.

Sinon, si tu ne te sens pas de jouer à la petite chimiste, tu trouveras sûrement ton bonheur en magasin bio ou dans les rayons spécifiques de ta parapharmacie de quartier. Ces dentifrices, qui peuvent être présentés sous différentes formes (solide, pâteuse, gélifiée, en poudre…), sont composés d’extraits de plantes, d’huiles essentielles et d’agents lavants naturels. Le top pour nettoyer ta bouche et rafraîchir ton haleine en douceur.

Précisons tout de même que ces dentifrices ne contiennent en général pas de fluor. Cet ingrédient est pourtant plébiscité par les dentistes pour ses propriétés anti-caries, à condition de respecter certaines précautions d’usage : déposer un petit pois de dentifrice sur la brosse à dents, pas plus, et ne pas l’avaler. À hautes doses, le fluor est en effet suspecté de provoquer l’apparition de maladies dentaires ou osseuses. N’hésite donc pas à faire le point avec ton dentiste, avant de changer de dentifrice.

Et tant que tu y es, pourquoi ne remplacerais-tu pas ta vieille brosse à dents en plastique et fibres synthétiques par un modèle plus écologique, en bambou ?

Sélection shopping de produits d’hygiène tout propres

Si la cosmétique « maison », ce n’est vraiment pas ton truc, voici quelques idées shopping plus clean pour remplacer tes produits d’hygiène quotidiens.

Et toi, as-tu abandonné tes produits d’hygiène conventionnels pour des alternatives plus naturelles ? Viens me raconter ta transition dans les commentaires !

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Le dernier commentaire

2 Avr 2019, à 22:01
@Marinade de rien ! J'ai une liste de fail en la matière longue comme mes deux bras (et mes deux jambes). Je continue quand même à tester.

Concernant le brossage des dents, j'ai aussi entendu que l'action mécanique était le plus important, mais je n'ai pas non plus vérifier la véracité.
 
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