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Merci cher Covid, grâce à toi la bise est en voie de disparition !

Manon déteste quand on lui fait la bise, et pense que c'est vraiment l'avantage numéro 1 de cette pandémie : plus personne ne colle sa joue pleine de germes à la sienne. Est-ce qu'on pourrait garder cette bonne habitude pour toujours svp ?

Temps de lecture : 3 minutes

Article publié initialement en avril 2020

Alors, je vais prévenir dès le début : je ne suis pas hypocondriaque. Du moins, je ne crois pas. Peut-être un peu en fait, j’en sais rien, mais cette « phobie » de la bise n’a pas franchement de lien avec la transmission des virus et microbes en tout genre.

Par contre, je n’aime pas le contact physique, et encore moins avec les gens que je ne connais pas.

Du coup, je déteste qu’on me fasse la bise.

Je déteste que ça soit limite vexant pour l’autre si je refuse de la faire, je déteste que les meufs soient davantage « obligées » de tendre leur joue plutôt que leur main par rapport aux mecs, je déteste devoir mentir en disant « je ne t’embrasse pas, je suis malade » à celui ou celle qui s’approche de moi dans un mouvement de contact, alors que je ne suis pas malade du tout.

Je n’ai simplement pas envie de toucher mon interlocuteur, sans devoir le vexer par mon refus.

Se faire la bise : cette tradition qui m’angoisse

Bon par contre, même si je ne suis pas hypocondriaque, j’ai une peur panique du vomi. Quel est le rapport me demanderas-tu ? Eh bien c’est que chaque année, quand l’épidémie de gastro déferle sur la France, je limite encore plus mes contacts physiques avec les autres, pour ne pas choper cette maladie pourrave et hyper angoissante pour moi.

Et il me suffit de relâcher ma vigilance une seule fois pour me rappeler que les gens sont quand même un peu tebés sur les bords, surtout quand ils te font la bise et disent juste ensuite « je sors d’une gastro de ouf, j’ai passé les 3 derniers jours à vomir mes tripes ». MAIS ALORS POURQUOI TU COLLES TA JOUE À LA MIENNE ESPÈCE DE CLOPORTE ?

Bonjour les gros dégueu

Les gens me fatiguent, c’est pas possible.

Surtout quand leur excuse c’est : « ah mais c’est bon, je ne vomis plus maintenant, ça va hein ! » Non, ça ne va pas. T’es encore contagieux, t’as probablement chopé ce virus parce que ton hygiène des mains est plus que douteuse, alors s’il te plaît, laisse ta bouche loin de ma peau, merci bien.

Vous me trouvez un peu trop violente et radicale ? Moui, sûrement. Est-ce que ça va changer ma façon de voir les choses ? Probablement que non.

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Se faire la bise, et se transmettre un bon paquet de maladies

Nan parce qu’ok, s’il n’y avait que la gastro qu’on pouvait choper en se faisant la bise, ma phobie mise à part, ça pourrait aller dirons-nous.

Mais est-ce que vous savez ce qui se chope aussi avec ce simple contact ? Les méningites, la rubéole, les herpès, la mononucléose, un streptocoque, et je vous le donne en mille : le coronavirus. Ce n’est pas suffisant pour calmer les ardeurs des fervents défenseurs de la bise ? Je ne sais pas ce qu’il leur faut.

Et vous savez ce qui me soule encore plus ? Que ce soit moi qui passe pour une tarée maniaque en me lavant les mains plus que les autres ou en refusant d’embrasser les gens. Ce n’est quand même pas un problème de ne pas vouloir tomber malade, si ?

Moi pendant les épidémies de gastro et de covid

Avec le Covid-19, c’est le moment de prendre des bonnes habitudes

En plus, en dehors des maladies que ça véhicule aussi rapidement que le dernier tube des Magic System, on ne sait jamais comment faire la bise correctement.

Est-ce que c’est une bise ? Deux ? Trois ? Douze ? « Tu vis dans quelle région déjà ? » « Ah nan moi je commence par la joue droite ! » « Ah moi c’est par la gauche ! ». Mais bordel.

Y en a qui collent juste leur joue à la tienne sans faire le petit bruit du bisou, y en a qui te lèchent limite carrément la pommette, un coup sur 8 ça dérape en smack directement sur la bouche, mais décidez-vous bon sang !

Alors qu’avec un coucou de loin, sans se toucher, tout est beaucoup plus clair, plus simple, et surtout moins dégueu.

Je me dis que s’il doit bien y avoir un point positif dans cette pandémie mondiale, c’est que ça sonne peut-être enfin la fin de cette manie horripilante, et que les gens ne vont pas recommencer à me lécher la poire avant belle lurette.

Sans compter que tous ces gestes barrières limitent actuellement la prochaine épidémie de gastro, vu que le réflexe a été pris de se laver les mains un peu plus souvent qu’une fois tous les deux jours. Sait-on jamais, l’espoir fait vivre il paraît.

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Et vu que je n’ai pas envie de me mettre une capote géante sur la tête pour éviter de choper des microbes, ou devoir vexer tous ceux qui tendent leur joue avec espoir que j’y colle mes lèvres, je propose un vrai militantisme sur l’arrêt pur et simple de cette manie, pour tous les sexes, et ce dans toutes les situations.

Voilà, c’est tout pour moi, merci, bisous (de loin).

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Le dernier commentaire

14 Jan 2021, à 13:10
Je rejoins les réfractaires de la bise ici présent.e.s et suis également impressionnée du nombre de gens qui ne supportent pas ce rituel social ! Car dans mon entourage je passe souvent pour un ovni...

Outre le contact et la proximité physique (nos bouches passent quand même à 3cm de la bouche de l'autre hein), je trouve ça assez angoissant car il faut faire attention à tout : de quel côté on commence , le nombre de bises (évidemment différent selon les régions, sinon c'est pas drôle), ne pas être trop ramollo mais pas trop vigoureux non plus au risque de se péter la mâchoire sur les joues de l'autre, faire le petit bruit de bouche qui va bien, éviter de s'emmêler dans les cheveux de son partenaire de bise ou d'accrocher ses lunettes, flipper que l'autre sente notre odeur de transpiration... ça fait beaucoup de choses à penser pour un acte censé être anodin ! Ou alors c'est moi qui réfléchit trop :lunette:
 
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