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Comment décrypter les étiquettes de tes produits cosmétiques

Comprendre les étiquettes de ses produits de beauté n’est pas toujours chose facile. Voici quelques pistes pour mieux t’y retrouver entre les mots latins et les pictogrammes.

Temps de lecture : 5 minutes

Afin de pouvoir commercialiser leurs produits en Europe, les marques de cosmétiques doivent respecter les dispositions du règlement n°1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques ainsi que les dispositions du Code de la santé publique. Pour les fabricants, cela implique certaines obligations de fabrication et des règles d’étiquetage strictes qui ont pour but de protéger la santé du consommateur ainsi que de l’informer au mieux sur le produit qu’il tient entre les mains.

Décrypter les étiquettes : fonction du produit, utilisation et précautions d’emploi

Pour éviter toute confusion et permettre au consommateur de pouvoir juger de la qualité du produit dans les meilleures conditions, sa fonction doit être clairement indiquée sur son contenant. Crème pour le visage, gommage pour le corps, déodorant… Quels que soient les produits que tu utilises, tu dois pouvoir les identifier facilement, et ça doit être écrit dessus (comme le Port-Salut).

Les précautions particulières d’emploi et au minimum les conditions d’utilisation, doivent aussi figurer sur le produit. En l’absence de place suffisante, elles doivent être imprimées sur une notice, une étiquette, une bande, une carte jointe ou attachée à la bouteille, au flacon ou au pot.

La durabilité minimale d’un produit cosmétique ou la PAO

En plus de la fonction et des précautions d’emploi du produit, sa durée de vie doit aussi être indiquée selon certaines règles.

Il existe deux types d’informations pour identifier la durée de vie de tes cosmétiques : la date de péremption (ou de durabilité minimale) et la période d’utilisation conseillée après ouverture (PAO). Selon le type de produit et le résultat des tests de stabilité, une seule de ces informations sera imprimée sur l’étiquette.

Je ne développe pas plus ici car j’ai déjà publié un article entier sur le sujet il y a quelques semaines. N’hésite pas à aller le lire si tu veux savoir comment bien conserver tes cosmétiques et apprendre à déterminer lorsqu’il est temps de les jeter.

Décrypter les étiquettes : la liste des ingrédients, ou liste INCI

En regardant au dos de ton produit de beauté ou d’hygiène (ou sur sa boîte), tu trouveras la liste des ingrédients qui le composent, la fameuse liste INCI (International Nomenclature for Cosmetic Ingredients). Les ingrédients dont la concentration est supérieure à 1% sont classés par ordre d’importance (de quantité) dans la formule, et ceux dont la concentration est inférieure à 1% sont mentionnés sans ordre particulier, en fin de liste, avec les substances potentiellement allergènes identifiées par la Comission Européenne.

Si tu ne comprends pas grand chose au nom des ingrédients, tu es loin d’être seul·e (certain·es diront même que c’est un peu fait exprès). La nomenclature INCI ne retient que deux langues : le latin pour les extraits de plante et l’anglais pour les molécules et les noms usuels. Les colorants, quant à eux, sont désignés par un code à 5 chiffres. Enfin, les parfums et compositions parfumantes et aromatiques (ainsi que leurs matières premières) sont regroupés sous le nom « fragrance » ou « parfum ».

Comme il est presque impossible de mémoriser le nom de tous les ingrédients ainsi que leurs potentiels effets négatifs sur la santé et l’environnement, de nombreux sites (La Vérité sur les Cosmétiques, Que choisir etc.) et applis mobiles (Clean Beauty, Yuka etc.) permettent d’analyser la liste INCI de ses produits de beauté et de se faire une idée de leur impact sur la santé et sur l’environnement. De mon côté, je te prépare un article sur les mauvais élèves à éviter.

Attention tout de même : si ces sites et applications ont le mérite d’exister, il peuvent être un peu simplistes et parfois même induire en erreur. Je te laisse lire l’article d’Alina du blog Kléo Beauté sur l’appli Clean Beauty, que j’ai trouvé particulièrement intéressant.

Les labels et certifications sur les étiquettes des produits cosmétiques

Au dos d’un produit (ou sur sa boîte) peuvent se trouver différents logos qui indiquent les labels et certifications obtenus après le contrôle d’un organisme certificateur indépendant. La présence de ces symboles indique que le cosmétique répond à des normes et à un cahier des charges plus ou moins strict en matière de qualité, de mode de fabrication, de formulation etc. C’est une garantie supplémentaire pour les consommateurs, surtout que les certifications doivent être renouvelées tous les ans.

Je te prépare un article spécifique sur tous les labels, certifications et mentions que tu peux retrouver en cosmétique, ainsi que sur leurs limites/contradictions, mais en attendant, en voici quelques-uns :

COSMOS, le label de référence des cosmétiques bio

Depuis 2017, le label COSMOS est la norme européenne en cosmétique biologique. Il a été développé par des acteurs incontournables du bio, dont les français ECOCERT et Cosmebio. Ce nouveau label reprend les principes du référentiel ECOCERT : promouvoir l’utilisation d’ingrédients cosmétiques issus de l’agriculture biologique et le recours à des processus de production et de transformation respectueux de l’environnement et de la santé.

Nature & Progrès, une fédération de consommateurs et de professionnels engagés

La mention Nature & Progrès est gérée par des professionnels (notamment paysans, transformateurs et fabricants de cosmétiques) et des consommateurs, tous adhérents de l’association. Ce n’est pas un label (aucun organisme de certification indépendant n’est mandaté) mais un Système Participatif de Garantie (SPG). Son cahier des charges est très strict et a pour but de favoriser une agriculture biologique respectueuse de la biodiversité, du tissu rural et du savoir-faire agricole, sans pour autant refuser le progrès.

Vegan Society, le standard international pour les produits vegan

Le label Vegan Society a été lancé par une association anglaise pour la promotion du véganisme, The Vegan Society. Pour être labellisé, un cosmétique doit répondre à un cahier des charges précis impliquant l’absence de tests sur les animaux, l’absence de chair animale et d’ingrédients d’origine animale dans la formule et dans l’emballage. Concernant les OGM que pourraient contenir un produit, aucun gène animal ni aucune substance d’origine animale ou dérivée ne doit avoir servi à leur développement et/ou à leur production.

Les pictogrammes relatifs à l’environnement présents sur les étiquettes des produits

En plus des logos des labels et des certifications, d’autres pictogrammes peuvent aussi être imprimés sur le contenant de tes produits de beauté. La plupart du temps, ils concernent le packaging du cosmétique et son empreinte environnementale. Voici les plus courants :

  • Le point vert signifie que l’entreprise qui met le produit sur le marché participe au financement d’un système de gestion, de tri et de recyclage des déchets d’emballages.
  • La flèche et le pourcentage indiquent que l'emballage est composé des matériaux recyclés à hauteur du chiffre qui précède le signe « % ».
  • Ces trois flèches ont deux significations : elles indiquent que l'emballage est entièrement ou partiellement recyclable, ou qu’il est entièrement ou partiellement constitué de matériaux recyclés.
  • Ce label représentant un arbre indique que le bois qui compose le packaging du produit est issu d’une forêt gérée de manière durable.

Et toi, as-tu l’habitude de lire l’étiquette d’un produit de beauté avant de l’acheter ? As-tu l’impression d’être devenue plus regardante avec le temps ?

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Le dernier commentaire

22 Mai 2019, à 11:47
J'aime bien regarder un site qui s'appelle Regards cosméto (lien), fait par deux pharmaciennes indépendantes spécialisées dans la formulation cosmétique.
Quand je cherche à acheter un produit, je regarde leur avis. Bien sûr, leur site n'est pas exhaustif vu tout ce qui existe sur le marché. Et puis leur avis n'est que par rapport à la formulation, et pas le recyclage par exemple, mais ça me donne déjà une idée.
 
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