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Comment se faire des amis à l’âge adulte ?

Après avoir quitté le monde merveilleux (ou pas) des études, il peut être difficile de nouer de nouvelles amitiés. Voici quelques pistes données par les lectrices de Rockie pour se faire des potes ou, qui sait, des ami·es pour la vie...

Temps de lecture : 7 minutes

Quand on fait des études, se faire des potes est (relativement) simple. Passer 7 heures par jour avec des dizaines et des dizaines de gens de son âge, ça crée des liens. Il y a des chances pour que tu aies envie d’aller boire des coups en refaisant le monde avec certains d’entre eux.

Mais ces amitiés nouées sur les bancs de l’école (et sur une détestation commune des interros surprises) ne survivent pas toujours au passage des années.

Alors parfois, on peut avoir envie de se recréer un cercle amical à l’âge adulte tout en ne sachant pas vraiment comment faire. Heureusement, les lectrices de Rockie sont là pour te donner des curlys conseils.

1 – Les amitiés au taf

Le boulot c’est un peu ce qui est censé remplacer les études, vu qu’on y passe en moyenne 8 heures par jour, cinq jours par semaine. Alors, ça peut être un chouette moyen de rencontrer des potes – tout en courant le risque bien sûr de se retrouver à parler boulot en soirée ou le weekend.

Du coup, mon conseil c’est d’essayer d’aller vers tes collègues qui ont l’air sympas ou dans ta tranche d’âge, même si c’est parfois difficile de devoir sortir de sa coquille (parole d’introvertie).

Profite des pauses clopes/cafés/déjeuner pour faire connaissance, puis n’hésite pas à leur proposer de prolonger vos discussions en-dehors autour d’un verre, d’un repas ou d’une activité, si tu te découvres des atomes crochus avec certain·es.

Technique testée et approuvée à plusieurs reprises par votre serviteuse (quoi ?! Ça se féminise pas ?) et par Maëla.

“Je me suis fait des amis au travail, simplement en discutant avec eux durant les pauses. Quand on a réalisé qu’on avait des points communs et que les pauses ne suffisaient plus, on s’est vus à l’extérieur. Même si c’est vrai que c’est souvent moi qui fais le pas de proposer de se voir à l’extérieur. Souvent, d’abord pour un verre, le temps de finir nos (trop nombreuses) conversations. Puis, de fil en aiguille, on rencontre le ou la partenaire, leurs enfants, et avant qu’on ne réalise qu’on a dépassé le stade de collègues, on se retrouve à parler de l’infection urinaire de la petite dernière, de gynéco et d’épisiotomie.”

Astrid, elle, a une histoire d’amitié liée au travail un peu plus incongrue, où tout commence par une recherche de covoit’.

“Je travaillais à 50km de la maison et je prenais donc la voiture et l’autoroute pour m’y rendre. J’avais déjà posté mon trajet sur divers sites de covoiturage, mais ça ne fonctionnait que rarement et uniquement sur des trajets ponctuels. Alors, j’ai décidé de mettre une pancarte sur ma lunette arrière indiquant juste « Covoiturage maville > lavilleduboulot”.

Tout le monde se moquait de moi en voyant ma voiture, et disant que cela ne fonctionnerait jamais. Finalement, un jour, j’ai un appel d’une autre jeune femme, qui me dit qu’elle est peut-être intéressée. Les horaires et les lieux collaient à peu près et nous avons commencé à covoiturer. C’est comme ça qu’une belle amitié est née !”

2 – Autour d’une passion commune

Il n’y a pas que le boulot dans la vie ! Tes activités en-dehors, qu’il s’agisse de loisirs ou d’engagement associatif peuvent aussi être un excellent moyen de rencontrer des gens avec qui tu as des chances de bien t’entendre : vous avez déjà un point commun !

Toutes les activités sont envisageables : sportives, culturelles, militantes, etc. L’idée c’est d’être amené à revoir régulièrement un groupe de personnes avec qui tu vas pouvoir créer des liens. Personnellement, le scoutisme m’a permis de rencontrer pleins d’ami·es (et un mari, mais c’est un autre sujet), tout comme la pratique de l’improvisation théâtrale.

Mais on peut aussi rejoindre un orchestre, s’engager dans une association LGBT, prendre des cours de boxe ou… faire du quidditch, comme Justine !

“J’ai rencontré des potes sur Angers grâce au quidditch moldu. À la base je voulais juste venir voir l’équipe locale lors de matchs, puis finalement j’ai rejoint l’équipe. C’est un sport très physique, qui défoule bien, et les gens y restent souvent pour l’ambiance, très amicale.”

Au-delà de ces rendez-vous réguliers, on peut ensuite proposer de se voir en-dehors. Aller manger un morceau ensemble avant le cours. Se retrouver pour passer un week-end tous ensemble, etc. De très belles amitiés peuvent même naître de cette activité commune. Comme me l’a raconté Charlie.

“À mon arrivée au Québec, je me suis demandée comment rencontrer de nouvelles personnes, dans un cadre complètement inconnu, et avec des conventions sociales différentes de la France (malgré une langue commune !). À l’époque, je m’étais lancée dans l’apprentissage du japonais et des échanges linguistiques avaient lieu toutes les semaines afin de mettre en lien des Japonais et des apprenants. J’y suis allée pleine d’appréhension la première fois, et j’en suis depuis ressortie avec deux meilleurs amis, quelques amis en plus, et un (maintenant) ex.”

3 – Les amis d’amis d’amis d’amis

As-tu déjà rencontré les ami·es de ton conjoint ou de ta conjointe ? Est-ce que tu les trouves sympas ? Est-ce que tu as déjà rencontré leurs potes à eux/elles ? Par capillarité et en faisant preuve de persistance, tu vas peut-être finir par rencontrer lors d’une soirée ou d’un pique-nique des personnes avec qui tu connaîtras un vrai coup de foudre amical.

Bref, ça peut valoir le coup de t’accrocher et d’accepter des invitations chez des gens qui ne sont pour l’instant que des connaissances que tu n’apprécies pas forcément (bon, si ce sont des énormes misogynes, ça ne vaut peut-être pas le coup d’insister). C’est ce que m’a raconté Sandra, 30 ans, qui a déménagé à l’autre bout de la France pour suivre son conjoint.

“Il est rapidement devenu pote avec des jeunes dans la même situation que nous, loin de leur famille et de leurs repères. Le problème c’est que c’était des personnes avec qui je n’accrochais pas vraiment. Ceci dit, c’est grâce à elles que j’ai plus tard fait de très belles rencontres. À force de me motiver à mettre le nez dehors, et au détour d’un verre, j’ai enfin rencontré les amis des amis, notamment des filles avec qui le courant passait super bien.”

Si tu débarques dans une grande ville, tu peux aussi essayer de voir sur les réseaux sociaux si tes anciens potes du collège ou du lycée y vivent aussi. Qu’est-ce que tu risques à leur proposer de se revoir pour un café ? Si ça se trouve, vous vous entendrez bien de nouveau, ou alors peut-être qu’ils ont une nouvelle bande à te présenter.

4 – La mafia des parents

Tu as des enfants ? Quelle chance ! Ils ou elles peuvent être un excellent prétexte pour rencontrer des adultes de ton âge avec qui devenir ami·e. Et toutes les occasions sont bonnes pour faire connaissance : réunion de parents d’élèves, kermesse de l’école, sortie de la crèche, etc. Nathalie est passée par là.

“J’ai vraiment construit tout mon réseau amical lorsque mes aînés (22, 20 et 17 ans) sont rentrés à l’école maternelle. Et je me suis aussi fait des ami·es grâce à la crèche associative où allait mon dernier enfant (12 ans). Nous étions membre du bureau de cette association ce qui a créé de très forts liens d’amitié.

J’ai donc deux cercles amicaux très différents : dans le premier groupe, je suis la plus jeune mais dans le second je suis la plus vieille. Du coup, dans le premier je peux parler ménopause et dans le second faire la fête toute la nuit !”

5 – Le virtuel, c’est cool aussi

Si tu as plus de mal à aller vers les autres IRL (bienvenue au club), tu peux profiter du virtuel pour nouer des amitiés fortes et sincères, ou au moins faire connaissance avec des personnes que tu pourras ensuite rencontrer en chair et en os.

Emma, par exemple, a rencontré ses trois meilleures amies sur un forum de discussion entre femmes enceintes.

“Lors de ma 2ème grossesse, j’ai été arrêtée assez tôt, et rapidement, j’ai commencé à me faire royalement chier au fond de mon canapé. Heureusement, j’ai rapidement sympathisé en ligne avec un groupe de nanas qui partageait une même date d’accouchement prévue. Alors, au début, tu parles de tes soucis liés à ta grossesse, hein, on est là pour ça après tout. Et tu rigoles aussi, beaucoup, telle une baleine échouée sur ton canapé.

Et un jour, tu rencontres toutes tes copines en vrai, d’un coup en louant une baraque dans le centre de la France. Tu embarques tes mômes, ton chéri et tu passes un week-end à bouffer, rigoler, s’occuper d’un bébé qui n’est pas forcément le tien mais que tu connais depuis toujours, virtuellement”.

Certains sites se sont même spécialisés dans les rencontres amicales (et plus si affinités), comme OVS (On Va Sortir) où les membres peuvent organiser des sorties (spectacles, bar à jeux, etc) pour rencontrer d’autres personnes dans leur ville. Même les sites de rencontres amoureuses peuvent parfois se révéler une mine d’or pour rencontrer des potes, comme l’explique Justine.

“Je me suis inscrite sur Geek Me More qui est, comme on pourrait s’en douter, un site de rencontres geek. Et c’est génial ! Bon, je n’ai toujours pas trouvé l’amour, mais je me suis fait plein de super potes !”

Je ne saurais que trop te conseiller d’aller traîner sur les forums de Rockie, pour voir si des lectrices (et lecteurs) vivent près de chez toi.

Enfin, si tu es à l’étranger, n’hésite pas à rejoindre des groupes Facebook dédiés aux expatriés. Des rencontres entre francophones sont souvent organisées et annoncées par ce biais, et ça peut être un bon moyen pour rencontrer des gens dans ton nouveau pays d’adoption.

6 – Et enfin… ton chien !

Je n’y avais pas du tout pensé, mais Marie a trouvé une façon originale (et maligne) pour se faire des ami·es parmi ses voisins : promener son chien.

“En faisant des balades avec notre chien, on a croisé des propriétaires de chiens qui adorent tous parler de leur chien et donner des conseils. Nous avons alors découvert qu’il existait un groupe de balades dans la ville voisine avec 30 personnes qui organisaient régulièrement des balades pour chien et humains et accueillaient volontiers de nouveaux membres. Ce groupe nous a permis de rencontrer pas mal de personnes avec lesquelles on a sympathisé ou pas.

Aujourd’hui, nous ne faisons plus trop de balades en grand groupe mais nous avons découvert de vrais amis grâce à ce groupe et nous les voyons régulièrement, avec ou sans chien”.

Si tu as un chat ou une tortue, c’est pas dit que ça marche aussi bien, mais n’hésite en tout cas jamais à engager la conversation avec tes voisins et voisines. Déjà parce que c’est plus cool d’avoir des bonnes relations de voisinage et ensuite parce que si ça se trouve tu va te faire des ami·es pour la vie qui vivent à deux pas de chez toi. Plutôt chouette non ?

Et toi, comment t’es-tu fait des potes une fois adulte ? Tu as d’autres astuces à conseiller ? Dis-moi tout dans les commentaires. 

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Le dernier commentaire

3 Fev 2019, à 13:38
Je suis arrivée à Rouen il y a un an aussi, si tu es dans le coin on peut peut-être se retrouver en toute amitié justement! :highfive:
... et comme souvent j'oublie de revoir les posts de temps en temps... Je n'ai pas l'habitude des forums...
Bref, ouais ce serait avec plaisir de retrouver une rockie à Rouen !
 
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