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Comment s’engager à ton niveau pour faire avancer les droits des femmes

Et si tu profitais de la Journée internationale des droits des femmes pour t'engager pour l'égalité ? Voici quelques petits tips pour débuter dans le militantisme.

Temps de lecture : 4 minutes


Ce dimanche 8 mars, c’est la Journée internationale des droits des femmes, l’occasion idéale pour parler engagement féministe. Si tu as envie de donner un peu de ton temps ou de ton argent, voici quelques idées pour commencer doucement mais sûrement dans le militantisme.

1 . J’ai envie de m’informer sur le féminisme

On ne naît pas féministe, on le devient ! Si tu veux t’éduquer sur le sujet de l’égalité entre les hommes et les femmes, ou continuer de développer ta réflexion sur des thèmes aussi vastes que la sexualité, la charge mentale ou encore la vie professionnelle, de nombreuses ressources peuvent t’y aider.

Plus tu auras mâturé ta pensée, mieux tu pourras comprendre mais aussi expliquer les enjeux du mouvement à ton entourage (et en profiter pour clouer le bec à ceux qui croient encore que le féminisme est une croisade anti-hommes).

  • J’aime me plonger dans des livres

Les librairies et bibliothèques proposent de plus en plus (entre autres) de BDs, romans et essais d’autrices féministes. Dans leurs rayons, des figures historiques comme Olympe de Gouge, Simone de Beauvoir, Benoîte Groult ou encore Claire Bretécher côtoient des voix plus contemporaines comme Virginie Despentes, Mona Chollet, Titiou Lecoq et Maïa Mazaurette.

Selon les sujets que tu as envie d’explorer, tu trouveras forcément quelques pages à te mettre sous la dent.

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  • J’aime écouter des podcasts

Si tu aimes écouter des podcasts, tu vas être servie, car l’offre est grande sur le sujet du féminisme et de la place de la femme dans la société en général.

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Dans Un podcast à soi, la productrice et animatrice de radio Charlotte Bienaimé aborde de nombreux thèmes très intéressants comme la prostitution, les religions, l’écoféminisme ou encore la maternité.

Pour Les couilles sur la table, la journaliste Victoire Tuaillon s’intéresse aux différentes facettes de la masculinité pour déconstruire les rapports de domination.

The Womanist, produit par Louisa Adj et Laéthycia Judy, deux françaises expatriées à New York, offre un espace de dialogue et d’expression sur les questions liées aux expériences et à la représentation des femmes noires.

Il existe aussi un grand nombre de podcasts thématiques comme La Menstruelle, qui parle des règles, Sorociné , sur le milieu du 7e Art, ou encore YESSS, qui compile les témoignages de « warriors » qui, confrontées au sexisme, ne se sont pas laissées marcher sur les pieds.

  • J’aime lire des newsletters

Pour rester à jour, tu peux recevoir les dernières actus féministes directement dans ta boîte mail en t’abonnant à différentes newsletters comme celles de la Fondation des Femmes, du collectif #NousToutes, d’Osez le féminisme ! ou encore celle des Glorieuses. Si l’anglais ne te fait pas peur, la newsletter The Week in Patriarchy du Guardian vaut aussi le détour.

2 . J’ai du temps à donner pour m’engager dans le féminisme

Si tu as envie de consacrer quelques minutes/heures/jours de ton temps à la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes, il est possible de t’engager pour des missions et actions ponctuelles comme plus régulières.

  • J’ai envie de participer à la sensibilisation

Confortablement installée chez toi, tu peux participer à faire connaître le mouvement et ses valeurs en partageant des posts de comptes féministes sur tes réseaux sociaux. Tu récolteras sûrement (mais peut-être pas) quelques commentaires de mâles dominants en manque d’amour mais ce n’est pas grave, ça te permettra de « Marie Kondo » tes amis Facebook. Si tu le sens, tu peux aussi publier tes propres pensées et réflexions féministes sur l’actualité, le dernier film que tu as vu etc.

Toujours devant ton écran d’ordi ou de smartphone, tu peux aussi militer pour plus de reconnaissance de la gent féminine en créant des pages Wikipedia pour les femmes qui ont marqué leur temps ou qui mériteraient de sortir de l’anonymat (à condition d’être un peu calée sur le sujet, évidemment).

  • J’ai envie d’aller sur le terrain

Si tu as envie de t’engager un peu plus et de bouger ton auguste séant pour une cause nécessaire, n’hésite pas à contacter les associations féministes situées près de chez toi. Pour les résidentes de l’Île-de-France, le site du Centre Hubertine Auclert pour l’égalité hommes-femmes propose un annuaire des associations de la région. Pour les autres zones géographiques, une carte Google Maps des assos, mise en place par le média Women Who Do Stuff est régulièrement actualisée.

En fonction de tes capacités et des besoins de l’association, tu trouveras forcément comment apporter ta pierre à l’édifice, que ce soit en scandant des slogans dans les rues ou en écrivant des articles engagés pour la gazette de l’asso.

Certaines actions sont évidemment plus périlleuses que d’autres : les équipes de colleuses contre les féminicides se prennent souvent des amendes et les manifestations et actions « coup de poing » peuvent parfois entraîner des interventions musclées de la part des services de sécurité ou des forces de l’ordre. À toi de voir en fonction de ce qui est confortable pour toi ou non.

Manifestation féministe du 8 marsCe dimanche, des femmes de tous horizons battront le pavé contre les inégalités et la domination du patriarcat. À Paris, le cortège partira de la Place d’Italie à 14h et marchera en direction de la place de la République (d’autres manifestations sont aussi prévues en province). Si tu as envie de plonger directement dans le grand bain, n’hésite pas à rejoindre les rangs de ces femmes que rien n’arrêtera.

3 . J’ai de l’argent à donner pour m’engager dans le féminisme

Si ton emploi du temps ou ta personnalité t’empêchent de t’impliquer physiquement dans le combat pour l’égalité, tu peux t’engager d’une autre manière : en donnant des sous. En effet, un grand nombre d’assos te permettent, moyennant une contribution financière, de participer au développement du groupe et de contribuer à son indépendance.

La bonne nouvelle, c’est que ces dons peuvent faire l’objet d’une déduction fiscale. Tu trouveras plus d’infos à ce sujet sur le site de la Direction générale des finances publiques.

En plus de ces dons pécuniaires, n’oublie pas que tu peux aussi donner tes vêtements en bon état et tes cosmétiques neufs à des associations qui s’occupent de la réinsertion des femmes dans la société. Alors oui, ce n’est pas ça qui fera changer le monde, mais un peu de sororité ne fait jamais de mal.

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Et toi, comment t’engages-tu pour le féminisme au quotidien ? Viens en parler dans les commentaires !

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