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Juliette Katz (Coucou les Girls) parle de sa grossesse, sans filtre !

Juliette Katz de la chaîne YouTube "Coucou les Girls" a décidé de vloguer mois après mois sa grossesse, et le résultat est très touchant et libérateur.

Temps de lecture : 3 minutes

Après s’être confiée sur sa fausse couche, la Youtubeuse, actrice, mannequin, influenceuse, autrice et chanteuse Juliette Katz a décidé de partager, dans une série de vidéos, les étapes de sa nouvelle grossesse.

Dans le premier épisode, elle nous raconte son premier trimestre, ses angoisses, ses peurs, sa culpabilité, et ça fait beaucoup de bien à entendre et regarder.

La grossesse, ce long fleuve pas si tranquille

Dans cette nouvelle série intitulée « 9 mois », nous découvrons avec elle toutes les peurs et les doutes qui peuvent accompagner ce premier trimestre, surtout pour celles qui, comme Juliette, ont vécu avant cela une fausse couche.

Ce qu’elle dit au tout début de la vidéo, nous sommes sûrement un grand nombre à l’avoir ressenti également :

« On marche sur des œufs. […] On prend des pincettes. On attend vachement la fin du premier trimestre pour commencer vraiment à se projeter et à être heureux ».

J’ai personnellement vécu exactement la même chose lorsque j’attendais ma fille : je n’arrivais pas à réaliser que j’étais enceinte, je ne voulais pas y croire, j’étais convaincue que je ferai une fausse couche et que le fœtus n’était pas viable, et j’avais le besoin constant d’être rassurée sur le fait que cette grossesse existait, quitte à passer plus d’échographies et à consulter plus de médecins que nécessaire.

Au troisième trimestre, j’en suis même arrivée au point d’acheter un doppler pour écouter le cœur de ma fille à n’importe quel moment, surtout lorsque je me persuadais que son coeur ne battait plus et que j’allais la perdre.

Oui, c’était pas une grossesse des plus épanouissantes. Je me disais que je devais être la seule à ressentir toutes ces angoisses, que je n’étais pas normale.

J’avais tellement vu autour de moi des femmes enceintes sereines, sûres d’elles, épanouies et heureuse, que je m’étais persuadée que quelque chose clochait chez moi, et que, si ça se trouve, j’angoissais autant parce que je n’étais pas du tout faite pour être mère.

Oui, la bonne culpabilisation comme on l’aime (non).

La grossesse et ses instants de doutes permanents

Parmi toutes ses interrogations et ses angoisses, Juliette nous parle aussi de la culpabilité qu’elle peut ressentir en ne réalisant pas encore qu’elle est enceinte, en devant faire attention à son corps pour quelque chose ou quelqu’un qu’elle ne sent pas, qu’elle ne voit pas.

Avoir des symptômes comme des nausées ne l’aide pas forcément à réaliser qu’elle n’est plus la seule à bord, et elle panique.

Mais qui ne panique pas pendant une grossesse, en vrai ? Peut-être qu’on en parle moins, qu’on le cache, qu’on idéalise et qu’on ne se livre pas, mais il reste plutôt rare finalement de vivre une grossesse sans se poser des milliards de questions et sans se laisser happer par ses angoisses et ses émotions.

Un autre tabou à lever : Juliette s’est dit déçue en apprenant le sexe de son futur enfant, elle qui désirait et se projetait avec une fille. Ce n’est malheureusement pas une chose que l’on entend souvent, même si c’est suivi immédiatement de la phrase « mais je m’en fiche, du moment que c’est un bébé en bonne santé ». 

Pourtant, on a le droit d’être déçue en apprenant que le sexe de son futur bébé n’est pas celui qu’on espérait. Ça ne veut pas dire qu’on va le rejeter, qu’on ne va pas l’aimer ou même que l’on définit un enfant par son genre : c’est surtout que l’annonce d’un sexe différent de celui qu’on imaginait détruit un fantasme qu’on pouvait avoir, parfois pour certaines, depuis des lustres.

Même si ce n’est pas important finalement puisque oui, ce qui compte c’est qu’il soit en bonne santé, on a tout de même le droit d’être peinée, et c’est pas grave ni anormal.

La grossesse et la peur de l’accouchement

Juliette nous parle également de ses peurs pour la suite, et surtout pour le sprint final : l’accouchement. Comme nous vous en avions parlé dans cet article, elle n’est pas la seule à être terrifiée à l’idée de mettre un enfant au monde.

En effet, entre 2,5% et 22% des femmes seraient concernées par ce phénomène qui porte même un nom : la “tocophobie”.

Juliette en a si peur qu’elle souhaite accoucher par césarienne et a donc changé de maternité en cours de route, pour s’inscrire dans une clinique privée qui lui laissera le choix de ne pas accoucher par voie basse si c’est son souhait, ce qui est plus difficilement réalisable dans un hôpital public.

Comme elle l’explique, le fait de savoir qu’elle peut avoir le choix d’une césarienne la rassure et l’aide à calmer ses angoisses.

Elle qui a si peur quand elle ne contrôle pas ce qui se passe dans sa vie, le fait d’avoir cette option qui s’offre à elle lui permet d’être plus sereine.

Même si faire le choix d’une césarienne n’est pas sans conséquences : les suites opératoires peuvent être douloureuses, et on a généralement besoin de plus de temps pour se remettre d’un tel accouchement et pouvoir se lever et s’occuper de son bébé.

Ça ne concerne pas toutes les femmes, mais c’est un fait à prendre en compte.

C’est pour tout cela que je trouve la vidéo de Juliette importante : grâce à la portée qu’elle peut avoir avec son nombre impressionnant d’abonnés, elle est fédératrice, rassurante, et déculpabilisante. J’ai hâte de voir la suite !

À lire aussi : Il était une fois… Juliette Katz (Coucou les Girls)

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Le dernier commentaire

20 Fev 2021, à 17:58
Je peux apporter un autre type de témoignage. Je suis également enceinte d'un peu plus de trois mois. Le premier trimestre fut assez angoissant. Suite à des saignements abondants on m'a annoncé une FC le deuxième mois. Finalement c'était un hématome qui s'est résorbé en restant alitée. Une semaine avant l'échographie du premier trimestre, alors que les saignements s'étaient arrêtés depuis longtemps, jai de nouveau eu des pertes de sang accompagnées de contractions et grosses douleurs. Sur les conseils de ma sage femme je me suis rendue aux urgences. Après 4 heures d'attente ( normal ), un médecin non spécialiste m'a expliqué qu'étant à 12 semaines d'aménorrhée ils ne pourraient rien faire de toute façon. On a juste écouté le coeur ( qui battait, ouf ), on m'a renvoyé chez moi avec du spasfond en me disant de revenir que si les saignements devenaient vraiment abondants. Je retiens ces mots " restez au repos vous verrez bien dans la semaine si vous faites une FC "... Je n'ai pas eu d'écho, on ne m'a pas fait voir de gynécologues ( ils étaient occupés ). Une semaine plus tard l'échographie du premier trimestre a en effet montré un autre hématome qui cependant ne représentait plus une menace imminente.

Tout ça pour dire : ne pensez pas automatiquement que vous aurez une écho en allant aux urgences ... J'ai été assez surprise pour ma part, même si je peux comprendre qu'ils avaient plus urgent à traiter.
Cependant je comprends le besoin d'être rassurée, en fonction du professionnel qui nous suit on est plus ou moins aidées. J'étais au départ suivi par un gynécologue, indisponible par mail ou téléphone. J'ai finalement préfèrée une sage femme,très à l'écoute et réactive ( si nécessaire) par téléphone ☺. En contrepartie je dois me contenter des 3 échos obligatoires, sauf soucis. ( pas de généralité il faut juste trouver la personne qui nous convient)

PS : j'habite à la campagne, peu d'hôpitaux
aux alentours, ça change peut être tout.

Je suis moi-même enceinte et assez anxieuse, par contre je suis aussi médecin et je trouve assez dérangeant le « tip » qu’elle partage disant de se rendre aux urgences gynécologies juste pour se rassurer. Ca va rassurer la patiente mais seulement momentanément, l’anxiété finira par reveniret le besoin d’un nouvel examen paraclinique se fera à nouveau sentir. Or ça engorge les urgences et peut retarder la prise en charge d´autres patientes... Je pense qu’il faudrait avant tout aider les patientes dans ce cas de figure à gèrer leur anxiété sans passer par la case échographie, pour prendre le problème à la source et non en favorisant une surconsommation de soins de santé qui a aussi un impact sociétal. Perso, je sollicite des consoeurs ( pas en urgence) non pas pour me faire des prises de sang ou des échos mais pour parler de mon ressenti, de ce qui cause la montée d’anxiété du moment et entendre de la bouche de quelqu’un d’autre les raisons objectives pour lesquelles, non il n’y a aucune raison de s’en faire et il n’y a aucunes raisons que tout ne se passe pas bien.
 
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