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Menstrualand, le premier parc d’attractions dédié aux règles

Gemma Correll, autrice de bandes dessinées et illustratrice, a inventé un parc d'attractions sur le thème des règles. Menstrualand n'existe pas, mais j'ai quand même hyper envie d'y aller.

Temps de lecture : 2 minutes

Menstrualand a tout d’un vrai parc d’attraction. On y retrouve des mascottes mignonnes : Bob l’éponge menstruelle, Super Tampon et son son amie Serviette, sans oublier Pti’térus (ma traduction personnelle de Lil’ Womby)…

Dans ce parc sur le thème des règles, il y a également des attractions aux noms évocateurs : la montagne russe des émotions, la balançoire des changements d’humeur prémenstruels, les cycles irréguliers, etc. Mais ma préférée, c’est clairement la maison utérine des horreurs, à base de trucs qui font peur comme les fibromes, l’endométriose ou les polypes.

Un parc d’attractions dédié aux règles ? Meilleure idée !

Dans ce parc imaginaire, né dans le cerveau fertile de Gemma Correll, tout est pensé pour les personnes qui ont leurs règles. Elles peuvent profiter d’espaces confortables pour se reposer, manger de la « comfort food » sans se sentir jugées et remplir leur bouilloire à des fontaines d’eau chaude.

Tous les meubles du parc sont pré-tachés pour s’asseoir l’esprit tranquille, même en cas de flux important, et le personnel transporte des protections hygiéniques à distribuer à celles qui le demandent.

L’autrice britannique de bandes dessinées a imaginé Menstrualand pour le magazine The Lily, et je rêve désormais que son projet prenne vie. (Si tu es un·e millionaire cherchant à investir dans des projets féministes, fais-moi signe).

Un parc d’attractions pour lever le tabou autour des règles

J’ai découvert Menstrualand et la bande dessinée de Gemma Correll grâce au compte Twitter de Klaire fait Grr, qui fait un super travail pour lever le tabou autour des règles et lutter contre la précarité menstruelle.

Klaire fait Grr a notamment interprété pendant deux ans le spectacle Chattologie, écrit par Louise Mey. (Pas de nouvelles dates programmées pour l’instant, mais ça devrait venir !)

En lisant cet article, tu te demandes peut-être pourquoi cette idée d’un parc d’attractions sur le thème des règles m’enthousiasme tellement. Après tout, est-ce qu’on a vraiment envie de faire des câlins à une peluche utérus géante ? (Oui !) Ou de boire des cocktails dans des verres en forme de coupe menstruelle ? (Encore oui !).

En fait, au-delà de la BD qui m’a bien fait rigoler, je trouve que Menstrualand est un moyen comme un autre de lever le tabou autour des règles. Ce n’est ni sale, ni honteux, ni quelque chose à cacher.

Les règles, un sujet qui concerne presque touts les femmes

Alors l’idée de pouvoir un jour emmener mes pré-ados (oui, je me projette très loin pour une nullipare) dans un tel parc me séduit. Leur apprendre comment fonctionne le corps des femmes et les cycles menstruels, les sensibiliser à l’endométriose et au syndrome des ovaires polykistiques…

Je rêve que les règles deviennent un sujet de conversation comme un autre, pour les femmes comme pour les hommes. Peut-être qu’ainsi, les personnes atteintes d’endométriose n’attendront plus des années pour avoir un diagnostic, parce que « c’est normal d’avoir mal pendant ses règles ».

Peut-être que le jour où Menstrualand ouvrira ses portes, la précarité menstruelle reculera, parce que les gouvernements et les populations trouveront ça normal de fournir des protections hygiéniques à celles qui ont leurs règles et ne peuvent pas s’en procurer.

À lire aussi : Précarité menstruelle : voici comment répondre à ceux qui n’y connaissent rien

En tout cas, je ne trouve pas ça bête de créer un parc d’attractions sur une thématique qui va concerner quasi 100% des petites filles… Combien d’entre elles deviendront un jour des princesses ?

Et toi, qu’est-ce que tu en penses ? Tu aimerais aussi que Menstrualand existe ? Ou tu n’en vois pas l’intérêt ?

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Le dernier commentaire

9 Nov 2019, à 07:52
Les règles et les vulves sortent du bois!

Côté pub, la dernière "Nana", montre du sang, du vrai, et une fille qui n'a rien d'un mannequin et la bande-son qui dit "je suis si fière que tu sois à moi".
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Quand je pense aux subtils messages de dégoût que ma mère diffusait, et à cette peur de sentir mauvais de "là", qui fait que même dans les films, on voit si souvent la fille aller se "rafraîchir" avant de passer à l'acte, alors que le mec patiente (lui-même se préoccupant assez peu de sentir de la bite ou pas, et je repense à un épisode où un certain monsieur au petit-pied aurait bien été inspiré de le faire... moi-même n'osant rien dire... mais le plan Q ayant tourné court, du coup, car ça coupe la chique, la petite odeur!)

Toute une histoire d'apprivoiser les saignements, les moyens de les endiguer, les contre-douleurs, d'apprendre à se balader avec "de quoi" en cas de survenue inopinée, d'enchaîner les plaquettes de pilule pour pouvoir profiter pleinement de son stage d'arts martiaux...
...tout ça avec cette idée de malédiction en arrière-plan...

Et comment j'ai appris à en rire, le jour où j'ai entendu mon beau-père appeler ça les ragnagnas... terme aussitôt adopté. Dédramatisant (selon le contexte, hein, parce qu'en l'occurrence mon BP avait utilisé le vocable de manière méprisante pour une de ses collègues de mauvais poil…), désignant assez bien l'état ronchon dans lequel on peut se trouver deux jours de suite minimum par mois, parce qu'on a mal au bidou… alors que les messieurs qui ont des crampes du bas-ventre deviennent parfois le stéréotype de l'homme-aux-sept-douleurs qui va mou-ou-ou-rir d'une écharde dans le doigt. Pôv' kiki, va.

Et puis réaliser, quand elles ne sont plus là, qu'il me manque désormais un repère temporel assez fiable!

Et puis découvrir que le clitoris est un organe uniquement voué au plaisir (les messieurs n'ont même pas ça, vu que la robinetterie dessert deux fonctions…) et que ça a cette gueule-là,

clitoris-arte.jpeg.jpg donc que tout l'organe est sensible, toute la zone, et que le petit bouton, on peut cesser de se focaliser dessus!
 
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