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7 mythes sur la fertilité à déconstruire

En matière de reproduction humaine, il existe de nombreuses croyances erronées. Une gynéco américaine dresse la liste des mythes sur la fertilité à déconstruire de toute urgence.

Temps de lecture : 3 minutes

Cette semaine, j’ai repéré un article dans l’excellente newsletter « Parenting » du New York Times, et j’ai tout de suite eu envie de t’en parler sur Rockie. Écrit par Jen Gunter, une gynécologue-obstétricienne américaine, il se penche sur les mythes qui subsistent autour de la fertilité et de la reproduction.

Les mythes autour de la fertilité à déconstruire

Il faut dire que les cours d’éducation sexuelle sont encore loins d’être suffisants et qu’on continue parfois, même devenu adulte, à parler de fertilité et de reproduction de manière détournée. Comme l’explique Jen Gunter : « Les euphémismes pour désigner l’utérus, les règles, le vagin, la vulve sont toujours communs, et quand on n’arrive pas à employer le bon mot pour désigner une partie du corps, elle devient implicitement honteuse. »

En plus de rappeler l’importance d’appeler un chat un chat, et une vulve, une vulve, la gynécologue propose de déconstruire 7 mythes répandus à propos de la fertilité.

Mythe sur la fertilité n°1 : il y a un lien entre les phases de la lune et le cycle menstruel

La durée du cycle lunaire (29,5 jours) est proche de la durée moyenne d’un cycle menstruel (environ 28 jours). Cela ne veut pas dire pour autant que tes règles et la lune sont connectées. D’après Jen Gunter, « les études n’ont montré aucune connexion entre la lune et les menstruations ».

Donc si tu cherches à tomber enceinte, guetter les phases de la lune ne te sera a priori d’aucune utilité, mieux vaut te concentrer sur ton corps… et celui de ton partenaire.

Mythe sur la fertilité n°2 : Rester allongée après un rapport augmente les chances de tomber enceinte

Un mythe largement répandu par la pop culture et les recettes de grand-mère. Mais n’en déplaise aux adeptes des jambes relevées contre le mur, rester dans son lit sans bouger pendant plusieurs minutes après un rapport sexuel n’augmente pas les chances de tomber enceinte.

Alors oui, une partie du sperme coule lorsqu’on se redresse tout de suite après le sexe, mais à ce moment là, les spermatozoïdes susceptibles de féconder l’ovule ont déjà atteint un point de non-retour et la gravité n’aura aucun impact sur eux.

Comme l’explique Jen Gunter « il n’y a pas d’études qui aient établi une corrélation entre la durée de repos post-coïtale et le taux de grossesse, mais il existe une étude sur une vaste cohorte qui examine le taux de grossesse après une insémination réalisée par un médecin. Et cette étude a conclu qu’il n’y avait pas de différence de taux de grossesse entre les femmes qui passaient 15 minutes allongées après l’insémination et celles qui se relevaient tout de suite après la fin de la procédure ».

Mythe sur la fertilité n°3 : L’orgasme féminin augmente les chances de tomber enceinte

En l’état actuel des connaissances, l’orgasme féminin pendant un rapport n’a pas de conséquences sur la probabilité de tomber enceinte. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille s’en priver bien sûr, mais c’est déjà une pression en moins à gérer. Pas la peine de courir après un orgasme simultané pendant la pénétration vaginale lorsque l’on cherche à se reproduire.

Les femmes peuvent jouir avant, pendant, après ou pas du tout et tout de même tomber enceintes. L’essentiel étant qu’il y ait une éjaculation à l’intérieur du vagin quelques jours ou heures avant l’ovulation, même si cela n’est pas une garantie de tomber enceinte pour autant.

À lire aussi : Le sexe est devenu un moyen : je voulais un enfant

Mythe sur la fertilité n°4 : Les hommes restent fertiles toute leur vie

Quand on parle de baisse de la fertilité liée à l’âge, on oublie souvent d’inclure le cas des hommes dans la discussion, comme s’ils restaient fertiles toute leur vie après la puberté.

Et s’il existe quelques cas de célébrités annonçant leur future paternité à 50, 60 ou 70 ans,  Jen Gunter rappelle que les deux sexes sont confrontés à une baisse de la fertilité en vieillissant.

« Pour les femmes, la baisse démarre à la trentaine, et passés 45 ans, les grossesses sans aide médicale à la procréation sont rares. Les hommes qui vieillissent connaissent eux plus de problèmes d’érection et voient la qualité de leur liquide séminal et de leurs spermatozoïdes décliner. Les chances de succès des procédures d’assistance à la procréation chutent pour les hommes de plus de 51 ans. »

À lire aussi : Et si les fausses couches à répétition étaient liées à une mauvaise qualité du sperme ?

Rendez-vous sur l’article du New York Times (en anglais) pour découvrir trois autres mythes autour de la fertilité.

Et toi, tu connaissais déjà ces mythes ? Il y en a d’autres que tu veux déconstruire ? Rendez-vous dans les commentaires pour en parler !

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Le dernier commentaire

23 Nov 2019, à 20:40
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