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4 nouvelles séries pour changer des rediffs de Desperate et Malcom

Tu en as marre de regarder des vieilles séries en boucle car tu ne sais pas quoi mater de neuf ? Voilà qui devrait changer la donne !

Temps de lecture : 6 minutes

L’année dernière, j’ai chopé une saloperie de maladie qui m’a clouée au lit pendant 3 semaines.

Un temps infini quand on ne supporte pas de passer plus d’une heure sans changer d’activité.

Au lieu de démarrer l’apprentissage du tricot ou d’écrire un journal intime, j’ai préféré me repaitre dans le confort tout doux des séries de mon adolescence.

Ainsi, j’ai revu tout Gossip Girl, Un, dos, tres, Desperate Housewives, Newport Beach, Sex and the City, One Tree Hill et Girls

Autant dire que je n’ai pas beaucoup optimisé mon temps libre pour faire des découvertes.

Peut-être es-tu comme moi, douce lectrice, et aimes-tu re-re-re-re-re-re-regarder les vieux programmes en boucle ?

Et peut-être aussi en as-tu PLEIN LES BOTTES !

Dans le deuxième cas, voilà quelques nouvelles séries passionnantes qui te détourneront de cette vieille habitude de regarder toujours la même chose.

Hollywood, la réécriture de l’Histoire du cinéma

Si le nom de Ryan Murphy ne te dit rien, sache que c’est le fin créateur des séries Nip/Tuck, Pose, American Horror Story, American Crime Story, Glee et, plus récemment, de la lumineuse Hollywood.

Los Angeles, dans les années 40, juste après la Seconde Guerre Mondiale.

Jack Castello (David Corenswet) est un acteur totalement inexpérimenté, auquel personne n’a jamais cru.

Ses parents l’ont toujours considéré comme un homme un peu « simple », et les directeurs de casting ne le prennent pas au sérieux, malgré son sourire extra-white et sa carrure de vétéran.

Dépité après qu’on ne l’a pas choisi pour faire de la figuration sur un tournage, il est abordé par un homme à la toux sévère (Dylan McDermott) à la terrasse d’un bar.

Celui-ci lui propose un travail dans sa station-service. Jack s’y rend et se rend compte qu’il ne s’agit pas d’une station essence comme les autres…

En effet, celle-ci n’engage que des hommes au physique avantageux qui, en plus de s’occuper du maintien des bagnoles, réalisent… des passes.

Temple de la prostitution, la station-service reçoit les têtes pensantes et le gratin du tout-Hollywood, de la femme du propriétaire d’Ace Studios (Patti LuPone) à tout un tas d’hommes occupant diverses fonctions dans ce coin des États-Unis où tout le monde finit par se connaître.

Dans la foulée, Archie Coleman (Jeremy Pope), jeune scénariste afro-américain homosexuel, rejoint vite les pompistes pour satisfaire les clients gay de la station-service.

Il y fait la rencontre de Roy Fitzgerald (Jake Picking), qui se fera bientôt appeler Rock Hudson, un jeune homme très grand et baraqué rêvant lui aussi de devenir acteur.

À ces quelques personnages s’ajoutent Raymond Ainsley (Darren Criss), un réalisateur en devenir fou amoureux de Camille (Laura Harrier), une actrice noire qui fait partie d’Ace Studios, mais qui ne décroche que des tout petits rôles caricaturaux de femmes de ménages simplettes, ainsi que l’agent et prédateur sexuel Henry Willson (Jim Parsons).

Un panel de personnages très large, comme il est coutume de retrouver dans les séries de Ryan Murphy.

Hollywood est un programme lumineux qui mérite largement quelques heures de ton week-end prochain. Son intérêt réside surtout dans la réécriture que font Ryan Murphy et Ian Brennan de l’âge d’or d’Hollywood.

Ils répondent à la question suivante : et si le Hollywood des années 40-50 avait été inclusif ?

Ici, les héros sont gays, issus de minorités ethniques ou… des femmes, autant dire les « oubliés » de la vraie machine d’Hollywood.

Si cette mini-série, pleine de bons sentiments, peut sembler cousue de fil-blanc par tous les adeptes du cynisme, il n’en est rien : Hollywood est surprenante et fait un bien fou au moral !

Mes premières fois, la teen-série multiculturelle

Alors que j’ai en grippe les 3/4 des contenus estampillés teen, j’ai avalé les 10 épisodes de Mes premières fois (Never Have I Ever) le lendemain de sa sortie, par curiosité.

Surprise : j’ai kiffé de bout en bout, bien que je ne sois normalement pas trop la cible.

Je me suis reconnue dans le personnage de Devi (censée être Mindy Kaling jeune), qui est tiraillée entre deux mondes, deux cultures. Née de parents Indiens, Devi vit aux États-Unis, et oscille entre la rigueur de la culture de ses parents et ses envies d’être aussi libre que certains de ses camarades de classe.

J’ai trouvé très juste et intéressant le focus qui est fait sur la culture indienne, sur sa rigueur, son sexisme mais aussi sa richesse.

Étant moi-même d’origine indienne, j’ai reconnu pas mal des clés d’éducation de mon père dans celles que tentent de transmettre la mère de Devi à sa fille.

Devi, justement, c’est une lycéenne qui semble toujours de bonne humeur.

Pourtant, sa jovialité permanente cache un drame bien présent dans son cœur et dans sa tête : le décès de son papa.

Un événement si traumatisant, que pendant plusieurs semaines la jeune fille a perdu l’usage de ses jambes et a dû circuler en fauteuil roulant.

Jusqu’à ce que, éblouie par le physique du garçon qu’elle admire, elle parvienne à se lever de son fauteuil…

C’est le début d’une nouvelle vie faite de popularité, de dragues, mais aussi d’embrouilles familiales et de tabous.

À l’instar de Hollywood, Mes premières fois met du baume à notre moral parfois un peu asséché par nos deux derniers mois de réclusion.

The Eddy, la série déroutante de Damien Chazelle

Alix, la responsable des podcasts, et moi-même avons enregistré un épisode de Sors le popcorn qui sortira vendredi 15 mai, entièrement dédié à cette série.

En partie signée par Damien Chazelle, l’oscarisé réalisateur de Whiplash, La La Land, et First Man, cette série en 8 épisodes ne ressemble à aucun autre programme disponible sur la plateforme. 

Très inspirée visuellement des films de la Nouvelle-vague, cette création originale Netflix se déroule dans un Paris où le jazz tient un rôle à part entière.

Chaque épisode est consacré à un personnage de la série, ce qui permet de comprendre l’intrigue via plusieurs points de vue différents.

The Eddy est déroutante car lente, grainée et polyglotte, et passionnante pour ces exactes mêmes raisons. 

Il s’est passé quelque chose d’étrange entre cette série et moi. J’ai d’abord eu l’impression désagréable de ne pas l’apprécier à sa juste valeur, d’être presque déçue d’elle, avant d’écrire un article dessus sur madmoiZelle.

Au fil de l’écriture, j’ai réalisé qu’en réalité, j’avais été marquée par cette série. Je ne l’ai pas aimée, mais je pense qu’un produit audiovisuel n’est pas que là pour nous divertir, nous faire passer un bon moment.

Il est aussi là pour nous éduquer à l’inconfort !

Mission réussie.

Alors, de quoi ça parle The Eddy

Elliot Udo (Andre Holland) a connu ses heures de gloire. Jazzman new-yorkais de renom, il touche à tous les instruments, mais n’est jamais meilleur que derrière un piano.

Désormais loin des États-Unis et du succès d’antan, Elliott tient un club de jazz parisien, où la clientèle vient à manquer.

Ça n’est pourtant pas faute de redoubler d’efforts, de courir après ses musiciens et de les pousser (à l’instar de Terence Fletcher dans Whiplash) dans leurs retranchements.

Entre Elliot et sa fille, par ailleurs, c’est le froid polaire.

Il faut dire qu’Elliot est davantage préoccupé par son club que par ses fonctions paternelles et que l’adolescente est bien décidée à vivre comme elle l’entend, en faisant fi des ordres de son père.

Entre eux deux, quelque chose est latent. Un drame. Un deuil.

Ainsi, les fantômes du passé hantent cette relation, le club de jazz et les talents d’Elliot.

D’autant que Farid, le gestionnaire du club, est sans doute impliqué dans des affaires douteuses, compromettant la sécurité des membres du clan The Eddy.

Entre passé familial trouble, talent en berne, dépression et magouilles, The Eddy joue du côté obscur de la scène.

Upload, la sitcom cynique de Prime Vidéo

Cette série a beaucoup plus à Mymy, la rédactrice en cheffe de madmoiZelle.

Voilà ce qu’elle en dit :

« Quelque part entre la comédie métaphysique The Good Place et le cynisme futuriste d’un Black MirrorUpload fait le grand écart et a su me séduire en quelques épisodes. »

Upload, ça se passe en 2033, année où des entreprises permettent de « s’uploader » dans un monde virtuel juste avant de mourir, afin de « vivre » éternellement.

Le héros, Nathan, est une erreur statistique : il finit dans l’au-delà factice Lakeview à seulement 27 ans, victime d’un accident de voiture autonome… fort louche.

Nathan, qui bossait sur un projet de start-up avant de décéder, a-t-il été tué ?

Plus urgent : arrivera-t-il à supporter une éternité à passer des appels visio à son insupportable petite amie ? Et Nora, sa « conseillère client » bien vivante, pourra-t-elle l’aider à trouver un sens à sa « non-vie » ?

Entre murder mystery et comédie romantique, Upload fait souffler un vent de fraîcheur sur le paysage des séries !

Je te conseille grandement de laisser une chance à ce programme qui s’ingère comme un paquet de m&m’s !

Et voilà mon doux esturgeon, pour ce qui est des plus belles séries à découvrir en ce moment, et qui te changeront un peu des éternels programmes que tu regardes en boucle.

Et toi quelles sont tes nouveautés favorites ?

À lire aussi : Lâchez-nous avec notre âge, bordel !

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Le dernier commentaire

19 Mai 2020, à 19:08
J'ai gobé "Mes premières fois" et encore plus gobé "Upload", c'était si bien, et SI COURT.

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