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4 conseils pour occuper un enfant pendant les vacances ou le confinement sans (trop) criser

Vu le contexte sanitaire, il va falloir redoubler d'imagination pour occuper les enfants pendant les vacances et/ou le confinement. Heureusement, Chloé est là pour nos filer quelques conseils.

Temps de lecture : 4 minutes

Article publié initialement en décembre 2020 

Qui est l'autrice ?Chloé est une de nos contributrices à l’humour mordant. Tous les mois, elle partage sur Rockie son expérience de la vie. Tu peux retrouver toutes ses autres chroniques en cliquant ici, sans oublier de la suivre sur Instagram !

EDIT : La chronique ci-dessous avait été publiée pour les vacances de Noël. Mais, magie, elle s’applique aussi à toutes les vacances, et même au confinement avec écoles fermées ! C’est beau, pas vrai ? 

En l’an de grâce 2019, notre astuce pour organiser le planning des vacances de Noël consistait à choisir l’endroit où il y aurait un nombre d’adultes responsables suffisamment élevé pour que notre enfant soit sous un contrôle sécurisé et efficace pendant que nous serions occupés à boire du champagne en ne parlant pas politique.

En 2020 ou 2021… ai-je vraiment besoin de finir ma phrase ? Face à ce programme inhabituellement casanier, il me faut rapidement trouver des activités pour occuper la chérie en cette période de fêtes !

Occuper un enfant pendant les vacances avec des bricolages Instagramables

Lorsque l’annonce du confinement a sonné mi-mars, j’ai investi dans un nombre indécent d’activités manuelles dans l’espoir de captiver ma fille 8 heures par jour et, qui sait, faire d’elle une future star du Do It Yourself.

150 euros et 10 kilos de stickers, colle pailletée, papiers dorés et bâtonnets en bois plus tard, j’étais prête à customiser tous les rouleaux de papier toilette qui auraient le malheur de passer sur notre chemin, et souviens-toi à cette époque-là, ils étaient nombreux.

J’avais dû oublier l’espace d’un instant qui j’étais, c’est-à-dire la mère la moins appliquée de l’univers, affublée d’une enfant d’alors 2 ans et demi qui s’est empressée de me coller les 1500 autocollants sur la tronche avant de me réclamer du fromage car elle avait faim. Fin de l’histoire.

Un stock de loisirs créatifs dort donc dans mes placards, prêt à être invoqué de nouveau. Et je crois aux miracles de Noël. Moi aussi, je peux être cette maman Instagram dotée d’une progéniture HPAA (haut potentiel artistique et application).

Enfin, si j’ignore l’air dégoûté de ma fille qui fronce le nez en avisant la moisissure recouvrant le pot de yaourt à décorer que j’étais pourtant persuadée d’avoir correctement lavé.

L’atelier pâtisserie pour occuper un enfant pendant les vacances

La pâtisserie est à l’enfant de trois ans ce que la bouteille de Prosecco est à un apéritif entre amis. Un inratable qui excuse sa facilité et sa qualité souvent moyenne par le fait que presque tout le monde aime ça et qu’il sera bu quoi qu’il arrive.

Chez nous, l’activité biscuits de Noël rencontre systématiquement un grand succès, même si les airs enchantés de mon mari, qui pense sérieusement qu’à la fin on va manger des sablés sortants fumants tout cuits du four, me brisent le cœur à chaque fois.

Comme je lui explique ensuite, la bouche pleine de pépites de chocolat spécial pâtisserie, l’important quand on se lance dans la confection de ce genre de biscuits avec un petit enfant, c’est la transmission de valeurs familiales empreintes de magie et de beaux moments passés ensemble. Le voyage initiatique est tellement plus important que le résultat.

Surtout que dans ce cas précis, le résultat, c’est qu’un tiers de la pâte crue a été engloutie par un bambin véhément, désireux de contrôler chaque étape de la confection pré-cuisson, un autre tiers a été avalé par ses parents soucieux que leur chérie ne s’empoisonne pas, et que le reste de la mixture gît dorénavant au sol sous la forme de petits escargots et de vers de terre à qui ma fille – que nous découvrons finalement très douée pour les activités manuelles type pâte à sel – a donné des prénoms pour l’occasion.

Occuper un enfant pendant le confinement : découverte de la faune et de la flore

En ces temps de confinement où chaque déplacement fait peser la menace d’une contamination de masse, nous avons décidé d’adopter une attitude de voyage consciente et novatrice qui consiste à partir à la découverte d’horizons absolument pas lointains et de redécouvrir la faune et la flore locale.

En explorant notre pâté de maison, nous avons ainsi l’occasion de faire des observations sociologiques impactantes (sérieusement les gens, il y a des poubelles à tri partout, vous n’êtes pas obligé de jeter vos masques par terre, cette expérience traumatique commune ne vous a-t-elle donc rien appris ?) et d’examiner de près des animaux majestueux.

Si nous sommes chanceux, nous aurons peut-être l’occasion d’apercevoir un pigeon ou un petit caniche en train de faire leurs besoins. Ces démonstrations naturelles me permettront d’enseigner à ma fille les choses de la vie.

Quelques mètres plus loin, quelle émotion ! Au pied d’un platane décati, un pissenlit brunâtre a résisté à l’assaut des intempéries et abrite généreusement une armée de blattes reconnaissantes que ma fille, qui s’attache facilement, souhaite inviter à la maison afin qu’elles n’aient pas trop froid !

Laisser l’enfant explorer son environnement en totale autonomie

Cette activité permet à l’enfant d’explorer son environnement en toute liberté et d’expérimenter tout ce qui l’entoure de façon parfaitement autonome. Aussi connue sous le nom de « Fais ce que tu veux, franchement, je m’en fous », cette méthode est très prisée les lendemains de réveillon. Ceux-là même où l’on s’était juré de ne boire que deux coupes. AHAHAH.

L’abus du Prosecco précédemment cité n’a jamais provoqué la moindre once d’empathie chez l’enfant en bas âge pour qui toutes les heures avant 10 heures du matin sont les meilleures de la journée et doivent donc être exploitées à fond.

Certains parents particulièrement prévoyants auront tout de même pris le soin d’isoler leurs objets de valeurs et de disséminer de ci et de là quelques petites collations du type nachos ramollis rescapés de l’apéritif de la veille.

Les autres profiteront de leur incapacité à quitter leur lit de douleur pour lancer une expérience survivaliste tendance « Sa majesté des mouches ». Auquel cas, personne ne peut garantir la survie du chat, ni le fait que les murs du salon ne seront pas intégralement recouverts de vernis à ongle turquoise. Mais franchement, un peu d’imprévu et d’action en ce moment, qui est-on pour refuser ?

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Le dernier commentaire

12 Fev 2021, à 15:37
quand mon bambin était petit, nous avions recours de temps en temps au baby-sitter Disney ou Miyazaki, afin d'avoir une petite heure de tranquillité (Ah merveilleux Totoro)

il y a aussi les coloriages que l'on trouve aujourd'hui facilement sur le net. (mais pas à mon époque ya 20ans, en plus, nos fins de mois étaient un peu difficiles)

Je lui dessinais Spiderman et ses ennemis, mon fils les coloriait, je les découpais et c'était parti pour des heures de lutte impitoyable entre le super-gentil et les super-vilains qui en ressortaient parfois amochés (et il fallait les refaire)

lire des histoires c'est bien aussi, où en inventer ensemble...

les jeux de type légo sont parfait pour les occuper si illes aiment cela

je dirai, quoi qu'on fasse, faire des crêpes ou des super-méchant, regarder des araignées construire leur toile ou écouter le zozio chanter dans l'arbre, ce qui est important c'est de jouer avec l'enfant, de partager des trucs avec ellui.
 
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