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Arrêtez de m’inviter à vos mariages !

La saison des mariages touche à sa fin, alors Mymy a décidé de t'expliquer pourquoi elle trouve ces cérémonies un peu SURCOTÉES.

Temps de lecture : 4 minutes

Oh là là, je sens que je vais sauter à pieds joints dans la mare des non-dits, mais vous savez quoi ? Je n’ai pas peur de dénoncer. Eh non.

La saison des mariages touche à sa fin, et certaines personnes comme ma chère collègue Virginie ont passé presque TOUS LEURS WEEK-ENDS D’ÉTÉ à manger des petits fours en célébrant l’amûûûûr…

Et je pense qu’il est temps de le dire : les mariages, c’est pas si fun que ça.

Je n’aime pas les mariages, et j’ose le dire

Dans mon esprit, le mariage idéal auquel être invitée serait :

  • Accessible facilement depuis chez moi (sauf que j’habite Paris intra-muros, mdr)
  • Décontracté et pas trop centré sur le couple-star (genre pas mille discours quoi)
  • Dénué de mouflets (eh non, j’aime pas socialiser avec les enfants)
  • En petit comité, car qui a le temps de causer avec 120 personnes ?
  • Assez court, disons 14h-2h du matin GRAND MAX

Vous l’avez compris, le mariage idéal dans mon esprit est… une simple soirée. Avec de la bonne bouffe (probablement le seul intérêt de la cérémonie à mes yeux).

Parce que tout le reste, je trouve ça RELOU.

Si au moins y avait un peu de surprises...

Les mariages religieux, ma hantise

Avez-vous déjà été coincée par 37°C dans une chapelle du Haut-Rhin, tentant de faire du play-back sur les cantiques chrétiens que tous les invités connaissent par cœur ?

Avez-vous déjà senti la goutte de sueur maudite dévaler l’arrière de votre genou au premier tiers du discours pastoral ?

Avez-vous déjà souri de façon crispée à celles et ceux qui vous glissaient « quelle union bénie » alors que vous êtes plus athée que Nietzsche ?

Avez-vous déjà entendu « le vin d’honneur, c’est après l’Église » et, pompon sur la Garonne, dû supporter tout ça SOBRE ?

Si oui, alors vous comprendrez que la partie religieuse des mariages, c’est pour moi la cerise trop mûre surmontant le gâteau du seum : un long moment gênant, moite et en sévère carence de mojitos.

Bien sûr, tout le monde a le droit de vivre sa foi à sa façon, mais est-ce vraiment INDISPENSABLE d’embarquer une centaine d’invité·es dans cette zumba ? Je ne crois pas.

Laissez-moi picoler à l’ombre et rejoignez-moi une fois votre union bénie, moi ça me va très bien comme programme.

Le mariage, la soirée la plus contraignante de l’année

L’autre souci des mariages, c’est le niveau de contraintes qui va avec la TAILLE de l’évènement.

Forcément, réunir des dizaines de personnes, ça rend la chose un poil plus complexe que juste privatiser un bout de bar. Il faut trouver un lieu, de quoi loger les gens, gérer les transports…

Si on est honnêtes 5 minutes : pour quel genre de soirée suis-je prête à traverser la France, avec trois tenues différentes dans mon sac, alors que je repars le lendemain de mon arrivée ?

Pour un mariage. C’est tout.

Alors, c’est peut-être parce que je suis fauchée comme les blés blonds d’automne, peut-être parce que je suis plus fainéante qu’une palourde assoupie, mais je trouve ça quand même un peu fort de café.

C’est pas que ça m’emmerde de me déplacer en soi, mais c’est soit trop long, soit trop court. Si je ne suis pas rentrée chez moi pour 3h du mat, alors autant partir une semaine, merde alors !

Les mariages, ça coûte UN BRAS

Ah bah oui, on va parler thunes, hein, je suis pas là pour faire la fine bouche.

En comptant le déplacement, l’hébergement, la participation à la liste de mariage ou au voyage de noces, plus éventuellement une ou plusieurs tenue(s) vu qu’apparemment le jean-t-shirt n’est pas bienvenu…

Se rendre à un mariage, ça coûte vite plusieurs centaines d’euros. Alors quand tu en as 4 par été… Disons que t’as intérêt à avoir une belle épargne sous le coude.

Quand tu reçois ton 5ème faire-part

Ok, à la fin, je picole à l’œil et je mange gratos. C’est déjà ça. J’imagine. Mais je claque quand même 200€ tranquille pour globalement me faire chier.

Car, soyons honnêtes…

Les mariages, c’est mou

C’est peut-être parce que je ne désire pas spécialement me marier que j’ai du mal à comprendre l’envie de réunir autant de personnes qui ne partagent qu’un point commun : connaître l’époux, ou l’épouse, ou les deux.

Est-ce que j’invite mon ex, ma meilleure pote, son fils de 2 ans, et mon tonton de 58 ans à mon anniversaire ?

Est-ce que je convie ma grand-mère à mon pot de départ ?

Est-ce que je m’engage à nourrir, pour mon Secret Santa entre amis, l’intégralité de ma famille élargie ?

Non ! Alors POURQUOI mêler tant de gens différents à un mariage ?! Forcément, en voulant mettre tout le monde à l’aise, on finit par faire des choix tièdes.

Pas de cocktail principal au piment parce que Tatie ne supporte pas les épices, pas d’électro sur la piste de danse parce que José n’aime que la pop, pas de dress-code rigolo parce que Papy n’a pas d’humour, merde alors.

À trop ménager la chèvre et le chou, certains invités (au hasard : moi) s’emmerdent. C’est dit.

Les mariages, ça a l’air naze… surtout pour les mariés

Mise en situation : je suis invitée à un mariage. La raison pour laquelle j’y vais, c’est l’affection voire l’amour que je ressens envers le ou la mariée.

Ça tombe vraiment très bien (non) puisque c’est probablement la personne que je verrai LE MOINS pendant toute la journée.

Combien de mariées ai-je vu sortir un 198ème sourire fatigué pour la ritournelle des photos avec les invités ? Combien de mariés ai-je vus s’éclipser derrière un arbre pour la seule pause-silence de leur journée ?

Combien de crises de nerfs ont-elles été frôlées, combien de shots ont-ils été consommés par « le roi / la reine de la soirée » qui semble être la personne pouvant le moins en profiter ?

Alors ok, c’est peut-être sympa de célébrer son amour, n’empêche que pendant que je sirote des Spritz sous une tonnelle agréable, la mariée pose depuis 22min dans des champs de buissons de lavande qui s’accrochent à sa robe.

Je préfère ma place à la sienne, pour être honnête.

Pour ton mariage, je te paie un verre

Je passe sur les autres caractéristiques relou de certains mariages : le dress-code plus rigide qu’un contrôleur SNCF, les talons qui s’enfoncent dans l’herbe, la chenille, l’absence d’option végé au repas, le tonton raciste, la belle-mère bourrée.

Ça, c’est évitable. Il suffit de bien s’entourer.

Mais je crois qu’il est temps pour moi de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : je n’aime pas vraiment les mariages. Aimez-vous, ça me fait plaisir, mais épargnez-moi le Power Point, les témoins et les alliances…

Je vous offrirai un verre à votre retour, on fera ça trankchil en terrasse, ok ? Sans rancune (et sans famille relou) !

Toi non plus tu n’aimes pas les mariages ? Viens en parler dans les commentaires ! Et si tu adores ça, tu peux aussi venir nous expliquer pourquoi !

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Le dernier commentaire

27 Oct 2019, à 12:10
@Roxie c’est la ou je voulais en venir, j’ai juste eu la flemme de développer. Une des nombreuses raisons qui font que je ne regarde pas de télé réalité (et pourtant je regarde beaucoup la télévision, et pas les trucs les plus brillants) c’est que pour moi il n’y a de réalité que le nom. En fait c’est du feuilleton de bas étage ou on fabrique du sentiment à partir du vide. Ca ne change rien au fait que scénarisé ou pas, le message est sexiste et dégradant et que pour vendre on en arrive à devoir inventer ce genre de contenu. C’est pas une histoire de méchante prod qui arnaque des innocents qui auraient préféré regarder la petite maison dans la prairie, c’est tout un système où les téléspectateurs se délectent de drama et en réclament, ou plus c’est racoleur plus on en veut, ou les participants jouent le jeu et où la production est la pour faire de l’argent en produisant des clichés. Et si les mariées de 4 mariages étaient solidaires et féministes, personne ne regarderait.
 
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