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Vos peurs les plus surprenantes et comment vous avez réussi à les dépasser

À l'occasion de la sortie de la chouette bande dessinée Peurs Bleues de Mathou, des lectrices de Rockie racontent ce qui leur fait peur, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie !

Temps de lecture : 6 minutes

En partenariat avec les Éditions Delcourt.

La bande dessinée Peurs bleues sort ce mercredi 26 février aux Éditions Delcourt, et je pense qu’elle devrait te plaire autant qu’à moi ! Réalisée par Mathou, autrice-illustratrice et jeune maman, elle raconte avec beaucoup d’humour comment la trentenaire vit avec ses (multiples) peurs. Les petites du style « est-ce que j’ai bien fermé la voiture ? » et les grandes qui paralysent, comme la peur de la mort.

Pas pour alimenter ses angoisses mais parce qu’elle fait le pari que cela nous rassurera de voir que nous ne sommes pas seules. Comme le dit Mathou : « On a tout·e·s des névroses, plus ou moins fortes, plus ou moins explicables ».

Je me suis régalée et reconnue dans quasiment chaque page de sa BD ! Peurs bleues fait du bien, parce qu’elle fait rire, relativiser (OK, je ne suis pas folle à regarder encore à 29 ans s’il n’y a pas quelqu’un sous mon lit) et surtout parce qu’elle porte un message de bienveillance envers nous-même et les autres. Je suis donc très fière d’être partenaire de sa sortie sur Rockie.

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Je commence cette nouvelle année – qui sera fantastique donc, obligé – par une bonne nouvelle pour moi, et j'espère pour vous : la sortie de ma prochaine BD "Peurs Bleues" le 26 février prochain chez @delcourt_soleil_bd. Je partage avec vous aujourd'hui la couv.💙 . . Cette BD me tient très à coeur – vous me direz comme toutes les sorties-à-venir de chaque auteur.rice – mais celle-ci vraiment beaucoup, parce que j'y ai mis presque tout de moi : c'est comme si j'avais pris mon coeur, mon bide et mes tripes et que je les avais mis dans un bouquin, avec que du bleu, un peu gris et des couleurs vers la fin. Peurs de l'avion ou de l'ascenseur, de la combustion instantanée de la voiture, de ne pas être à la hauteur, de dire non, du jugement des autres … On est tou.te.s plus ou moins flipé.e.s, plus ou moins angoissé.e.s. Moi, sans doute un peu plus que la moyenne, j'avoue, mais j'assume ! Dans "Peurs Bleues", j'ai essayé de vous livrer mes peurs les plus secrètes, les petites, les grandes, les biens réelles ou les plus délirantes. Parce que rire de ses angoisses, c'est déjà en guérir un peu. J'espère (très fort) qu'elle vous plaira ! 💙 . . . Vous pouvez d'ores-et-déjà précommander votre "Peurs Bleues" chez votre libraire (c’est mieux) ou en ligne via le lien dans ma bio. En bonus : je vous partage la première page de chacun des 12 chapitres de cette BD chaque semaine jusqu'à la date de sortie !

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Comme Mathou et moi ne sommes probablement pas les seules jeunes femmes à être pétries d’angoisses et à chercher des pistes pour aller mieux, j’ai proposé aux lectrices de Rockie de partager leurs peurs les plus surprenantes, ainsi que leurs pistes pour les dépasser.

J’ai reçu des dizaines de réponses sur Instagram, sur le forum et par mail, et j’ai donc dû faire une petite sélection, faute de pouvoir toutes vous citer !

1 – Éléonore et sa peur des pieds

« Depuis toujours, je déteste les pieds. Les miens encore ça va, parce que je vis avec donc j’ai eu le temps de m’habituer, mais ceux des autres me dégoûtent. Je trouve ça sale et aller à la piscine ou à la plage a longtemps été une épreuve. Un ex-copain, qui pensait que j’exagérais, m’a mis son pied sur le visage et j’ai fondu en larmes. Je déteste aussi qu’on touche les miens, même si ça va mieux aujourd’hui.

Pour surmonter cette phobie, bien qu’elle ne soit pas handicapante dans la vie de tous les jours, je me force à ne pas éviter les situations que j’aurais pu esquiver auparavant. Par exemple, un jour où je me faisais masser, je n’ai pas dit tout de suite que je n’aimais pas qu’on me touche les pieds, j’ai pris sur moi et j’ai essayé de tenir le plus longtemps possible. »

2 – Avoir peur… des mobylettes

« Quand j’avais entre 8 et 10 ans, j’ai commencé à avoir peur des mobylettes. J’habitais dans un petit village, et je m’étais mis en tête qu’il était fort probable que l’on essaye un jour de me kidnapper. Du coup, j’avais mis en place des parcours stratégiques pour me déplacer et identifié des « points refuges » qui m’auraient permis d’échapper à une poursuite en voiture. (Apparement, je n’avais pas réalisé que les personnes pouvaient descendre de leur véhicule pour me courser à pied. Mais la faille de tous mes plans, c’était les mobylettes parce qu’elles pouvaient se faufiler partout et donc je n’étais en sécurité nulle part.

Du coup, dès que j’entendais le vrombissement d’une mobylette dans le village, je me disais que si c’était mon kidnappeur, j’étais foutue. En grandissant, j’ai réalisé que personne n’essayait spécialement de me kidnapper, et que de toute façon plus je grandissais, moins j’étais facile à transporter discrètement. Il m’arrive quand même encore, à 26 ans, d’avoir des frissons en entendant passer une mobylette. »

3 – Victoria a dépassé sa peur de la douleur

« Ça peut paraître un peu bizarre, mais moi j’avais peur de la douleur en général. Dès qu’elle dépassait le seuil des petits bobos, j’avais l’impression que je serais incapable de la supporter et de la gérer et que j’allais mourir. Ça venait surtout du fait que j’avais eu la chance de ne jamais connaître de douleur importante : il ne m’est jamais rien arrivé de grave, même pas un bras cassé par exemple. Sauf que cela m’empêchait d’envisager une seule seconde des expériences courantes comme les piercings, les tatouages ou bien même un accouchement !

Et justement, j’ai fini par me guérir de ça avec mon premier piercing. J’en avais très envie et j’ai accepté de surmonter ma peur en me disant que peu importe la douleur que ce serait, elle ne durerait qu’une seconde, et que du coup je n’aurai même pas le temps d’avoir à la gérer, et c’est exactement ce qui s’est passé ! Ça m’a montré que j’étais capable de « traverser » cette douleur et que je n’allais pas mourir. Depuis, j’ai plein de piercings et de tatouages, je n’ai pas encore accouché mais j’envisage ça beaucoup plus sereinement. »

4 – Mawëlle avait peur du feu et des orages

« J’ai pendant longtemps eu une peur panique et incontrôlable du feu et des orages qui s’est réglée quand je suis entrée chez les Scouts et Guides de France. Quand j’ai appris à faire du feu et à m’en servir pour plein de choses, comme cuisiner, ma peur a fini par passer ! Pour l’orage, ça a commencé à s’arranger quand j’étais ado, mais c’est vraiment quand je suis devenue cheftaine (et que j’ai donc commencé à encadrer des jeunes), que c’est passé définitivement !

Lors d’un grand rassemblement scout, on a pris une mini-tornade et un orage monstrueux sur la tête. Le fait de devoir assurer pour mes jeunes, afin de les mettre à l’abri et de faire en sorte qu’ils ne paniquent pas, a complètement fini de me vacciner contre la peur de l’orage. Aujourd’hui, je suis complètement guérie, et c’est une de mes plus grandes victoires ! »

5 – La peur du sang et des aiguilles de Mélanie, devenue infirmière

« Je suis infirmière, mais avant d’exercer ce métier, j’avais la phobie des aiguilles et du sang. À peine on me parlait de prise de sang ou de sang qui coule et je tombais dans les pommes. Mais j’avais vraiment envie de faire ce métier pour l’accompagnement des personnes et les soins, malgré les moqueries de certains. J’ai donc fait des séances d’hypnose pendant 8 mois.

Ma première semaine en tant qu’étudiante infirmière, j’avais hyper peur que cela n’ait pas fonctionné… Notre formatrice nous a expliqué comment piquer, et à part les mains moites, j’étais toujours debout, sans vertiges. Aujourd’hui, je travaille depuis deux ans à l’hôpital : j’effectue des prises de sang difficiles, j’ai vu des hémorragies et je ne ressens plus aucune peur… »

6 – Avoir peur de l’océan et de ses habitants

« J’ai toujours eu peur de la mer, du bleu foncé et des bestioles susceptibles de me croquer, de me piquer, de me noyer… Le plus drôle dans tout ça ? Je suis tahitienne et j’ai donc grandi dans les îles avec cette peur irrationnelle de l’océan. Maintenant, j’étudie en métropole et comme j’ai dû me débrouiller seule pour tout, je me suis rendu compte que je suis capable de dépasser mes limites et qu’en fait, j’assure grave ! (Modulo quelques ratages…)

Quand je suis rentrée à Tahiti pour les vacances, je me suis dit que j’en avais assez de subir ma peur ! J’ai la chance d’être originaire de Polynésie française, profitons-en ! Ni une ni deux, j’ai réservé un baptême de plongée avec mon cousin qui a bien voulu m’accompagner dans cette expérience. Et je crois que malgré toute ma bonne volonté, sans sa présence rassurante, je me serais certainement dégonflée…

La magie opère : je découvre un monde à part, des couleurs, des coraux, des poissons… Je me retrouve face à tant de beauté que je me sens un peu bête d’avoir eu peur pendant tout ce temps… mais il y a un début à tout ! Maintenant, j’ai passé mon niveau 1 de plongée et j’ai bien l’intention de continuer l’exploration des fonds marins du monde entier. »

7 – Marie et sa peur du vent

« J’ai peur du vent depuis que je suis toute petite, et je crois que c’est une crainte familiale. Pour la surmonter, j’essaie de sortir quand il y a du vent pour me prouver que ce n’est « pas si pire ». Et sinon, j’essaie de me détendre quand je l’entends depuis chez moi : prendre une douche chaude, écouter un peu de musique douce…

Je crois que derrière cette crainte du vent, il y a la peur de s’envoler… et de l’abandon. Comme si j’avais peur que le vent m’emmène loin et que personne ne remarque que je ne suis plus là. Je me souviens que petite, mon institutrice de maternelle s’agaçait déjà quand je m’accrochais à ses vêtements à la récré… »

Découvre Peurs bleues de Mathou !

Une chouette bande dessinée qui sort le 26 février 2020 aux Éditions Delcourt. À se procurer dans une librairie près de chez toi (grâce au site placedeslibraires.fr par exemple), sur le site de la Fnac, ou sur Amazon.

Et toi, c’est quoi le truc qui te faisait flipper ? Tu as trouvé des solutions pour t’en sortir ? Viens me raconter ça dans les commentaires !

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Le dernier commentaire

26 Fev 2020, à 10:44
Oh et bien moi j'ai peur du bruit... ce qui entraîne une peur de l'aspirateur, des chiens et des ballons de baudruche. C'est une peur que je gère plus ou moins bien selon les situations.
L'aspirateur je gère, c'est plus un inconfort qu'une véritable peur/ D'ailleurs l'aspi fait partie des missions de Monsieur, je dois le passer moins d'une fois par an).

Je n'aime pas les chiens de base mais je les tolère tant qu'ils sont silencieux... à partir du moment où ils aboient je me crispe et ça peut dériver en crise de panique. Je me suis rendu compte récemment quand un chien a aboyé juste à côté de ma fille, j'étais l'adulte la plus proche qui pouvait réagir mais j'étais totalement tétanisée. Fort heureusement les maîtres sont intervenus immédiatement (ils avaient une parfaite maîtrise de leur chien), ce n'était pas du tout un aboiement méchant/agressif, mais voilà, je me suis rendu compte que même en cas de danger j'étais incapable de protéger ma fille dans une situation pareille (et j'ai beaucoup de mal à l'accepter).

Et pour les ballons de baudruche c'est devenu une véritable angoisse qu'ils éclatent... j'ai essayé d'en gonfler pour l'anniversaire de ma fille mais j'ai abandonné après le premier (qui était riquiqui du coup, pour éviter tout éclatement !) et j'ai laissé Monsieur faire en me tendant de plus en plus à côté.

L'orage je gère de mieux en mieux, quand j'étais plus jeune c'était compliqué mais maintenant je crois que je suis plus impressionnée par le déploiement de ces forces de la nature que terrorisée. Bon ça vaut quand je suis bien au chaud chez moi et que je me sens en sécurité hein !
 
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