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J’ai quitté Paris pour partir élever des chèvres

Justine, 33 ans, a quitté sa vie de citadine pour partir élever des chèvres avec son mec et leur fils. Histoire d’une reconversion.

Temps de lecture : 3 minutes

Je suis née à Paris et j’y ai grandi. Au début de la vingtaine, j’ai connu plusieurs années très chaotiques marquées par la toxicomanie et la rue. Ça a été dur de me relever de tout ça et de m’en sortir, mais j’y suis arrivée.

J’ai bossé ensuite dans les espaces verts puis en restauration mais j’avais toujours dans un coin de ma tête l’envie de vivre à la campagne et de tendre vers une certaine autonomie alimentaire en ayant un potager, des animaux, etc.

Il y a quatre ans, on a décidé avec mon compagnon de quitter la région parisienne pour le Sud de la France. Pendant qu’il bossait en tant que ferronnier d’art, j’ai continué à travailler en restauration et on a commencé à chercher des solutions pour se former à l’élevage.

Notre rêve : avoir une petite ferme avec un troupeau de chèvres

Notre idée, c’était d’avoir une petite ferme avec un troupeau d’une centaine de chèvres élevées en plein air dans les pâturages. Et ensuite de fabriquer des fromages à partir de leur lait qu’on pourrait vendre en direct à la ferme, sur les marchés ou à des restaurateurs.

En faisant des recherches sur internet et grâce aux conseils de Pôle Emploi, on a trouvé une formation pour adultes dans un lycée agricole du centre de la France. Elle allait nous permettre de préparer un brevet professionnel pour être responsable d’un élevage. Et surtout, bonne nouvelle : elle est intégralement financée par la région et la chambre d’agriculture !

La formation est principalement théorique, mais il y a des stages qui permettent d’apprendre sur le terrain et de valider que cette vie là te plaît. Et heureusement, c’est le cas pour moi ! Bien sûr, c’est assez physique comme métier avec des amplitudes horaires larges, mais pas plus qu’en restauration finalement où tu bosses dur, à des horaires pourris pour une paie de misère.

Là, au moins, quand tu es agricultrice, tu passes tes journées dehors et tu travailles comme tu veux, à ton rythme sans personne pour te dire ce que tu dois faire ! En plus, j’aime vraiment bien l’interaction avec les chèvres – très cools – et la fabrication du fromage.

Justine devant l’enclos des chèvres du lycée agricole

S’associer pour lancer notre élevage

À la fin de l’année, on sera diplômés tous les deux avec mon compagnon et on a prévu d’aller bosser un peu dans d’autres exploitations. Ensuite, on se dit qu’on va peut-être s’associer avec deux autres copines pour acheter des terres et se lancer ensemble.

On a calculé qu’on avait besoin d’une quinzaine d’hectares et on a vu que c’était possible de trouver ça pour 100.000 € environ, avec une bergerie et une fromagerie. La formation qu’on suit nous prépare aussi à monter un dossier pour la banque pour prouver notre future rentabilité.

On devrait également pouvoir bénéficier d’une aide financière pour s’installer et acheter des terres vu qu’on a moins de 40 ans.

Le fait de se lancer à plusieurs, ça devrait nous permettre de libérer du temps pour pouvoir prendre des vacances par exemple. Et aussi de ne pas être seul·es face aux difficultés.

Adopter un mode de vie minimaliste

On sait déjà qu’on ne veut pas du tout faire de l’agriculture intensive qui nécessite de gros investissements de base pour se lancer. On n’est pas dans une logique productiviste et on ira doucement au début, mais comme on n’aura pas de gros emprunts à rembourser, notre besoin de rentabilité sera plus bas.

Surtout qu’en parallèle, on prévoit de vivre une vie très simple, sans avoir de gros besoins. Habiter dans une yourte, avec un potager pour les légumes, en fabriquant ses propres produits d’hygiène, etc.

Depuis qu’on s’est lancés dans cette aventure, un petit garçon s’est ajouté à notre famille, et ça nous motive encore plus à tout faire pour l’élever à la ferme dans le respect de la nature.

Tu rêves de tout plaquer pour devenir agricultrice ? Tu vis à la campagne avec un mode de vie minimaliste ? Viens en parler dans les commentaires !

 

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Le dernier commentaire

4 Avr 2019, à 18:22
J’aurais même dit Nord-Ardèche :p
J’ai entendu cette émission sur rdb ;)
Yep, j'habite par là en effet. Et entendu la même émission :hello:

J'ai relu ton com. et je me suis dit que tu pourrais être intéressée par cette ferme, en Charente.
https://www.val-de-seudre-identi-terre.com (Ils sont aussi sur FB)

Je connais ces paysans, je voulais participer à la transhumance de printemps, mais je ne pourrai pas et ça me :gonk:
Mais puisque je vais quand même y aller (pas à cette date donc), je vais me rendre à "la p'tite boutique" pour ramener quelques créations de la fermière, très alléchantes, :bave:à base de produits de la ferme.
 
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