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Mes alternatives vegan au repas de Noël traditionnel

Que tu sois déjà vegan ou simplement curieuse de tester un menu végétal pour les fêtes, voici des alternatives vegan au classique repas du réveillon, proposées par notre community manager Cassandre.

Temps de lecture : 4 minutes

Pour te donner un peu plus de contexte sur mon régime alimentaire, sache que je suis végétarienne depuis 6 ans et vegan depuis maintenant trois ans. Alors, autant te dire que j’ai eu l’occasion de tester et d’approuver tout un tas de menus végé pour les fêtes  !

Si je n’ai rien contre les plats végétaux un peu extravagants ou inhabituels dans ma vie quotidienne, pour les fêtes je prends le parti de rester sur un menu de Noël le plus « classique » possible.

Vois-tu, je trouve très conviviale l’idée de manger la « même chose » que le reste de la tablée, mais en version végétale.

Ma famille ayant l’habitude de faire un menu de Noël supra méga classique (foie gras, dinde, bûche…), je me suis alignée et je suis partie à la recherche d’alternatives vegan.

Des alernatives vegan pour un repas de Noël convivial

Quand je suis devenue végé, j’ai rapidement ressenti le besoin d’en parler autour de moi. C’est un sujet qui me tient à cœur — tant pour l’aspect éthique, écologique que sanitaire — et qui me prend très fort aux tripes.

Je ne compte plus le nombre de débats sur le sujet en famille (ou ailleurs) où j’ai terminé enragée ou en larmes face à l’incompréhension de certaines personnes.

Avec le temps, j’ai décidé de me préserver de ces montées de colère et de tristesse quand j’ai compris que la meilleure manière de communiquer sur le véganisme chez moi était…. de ne rien dire du tout ! Eh oui !

En faisant ma petite vie de vegan à manger mes bons petits plats vegan, je piquais bien plus la curiosité de mon entourage qui mourait alors d’envie de goûter mes préparations. Maintenant que je n’amène que très rarement le sujet du véganisme sur la table, les questions bienveillantes et sincères se font beaucoup plus nombreuses.

Bref, tout ça pour dire que cette année comme toutes les autres, mon repas de Noël vegan sera assez similaire à un réveillon traditionnel.

Repas de Noël vegan : les entrées

En entrée, ma famille n’échappe jamais à la règle du sacro-saint foie gras.

Et si j’ai moi-même longtemps aimé ça, je suis très heureuse de toutes les options végé que l’on peut retrouver sur le marché. Tu peux trouver des boites de simili foie gras assez facilement (selon où tu habites) en magasins bio, magasins spécialisés et même parfois en supermarchés.

Mais Camille, une des super rédac de madmoiZelle est allée plus loin que ça et t’as concocté une recette de terrine de foie gras végétal à faire toi-même. Pour la recette simple et détaillée, c’est par ici !

Sinon, si tu es gustativement très téméraire ou aficionado des huîtes, sache que l’huître végétale existe !

Il s’agit des feuilles d’une plante, la Mertensia Maritima qui a un goût iodé très similaire à celui de l’huître. Tu peux acheter un pied de Mertensia dans une jardinerie ou chez un pépiniériste pour une dizaine d’euros. Tu peux ensuite replanter la plante pour pouvoir profiter de ces feuilles croquantes à chacune de ses floraisons. (Plus d’infos sur la Mertensia Maritima ici).

Pour ma part, j’ai découvert cette plante l’hiver dernier un peu par hasard sur internet en cherchant des idées de plats. Pour la consommer, je te conseille de préparer des petits toasts à la margarine que tu vas saler avant d’y faire trôner une feuille de Mertensia Maritima.

Tu pourras retrouver le goût de l’huître, mais pour la texture, on en est bien loin et selon moi c’est tant mieux (beurk, le caoutchouc gluant).

Mertensia Maritima Plante huitre

Crédit photo : Wikimedia Commons.

Repas de Noël vegan : le plat principal

Ma recette de plat vegan fétiche pour les fêtes est délicieuse et très simple :

J’ouvre un potimarron que je badigeonne d’huile avant de le garnir d’ail, de marrons, champignons et patates douces.

Après un séjour au four, le résultats est hyper savoureux et fondant. Je t’ai trouvé une recette similaire juste ici !

J’ai aussi repéré une recette de Seitan farci (un simili-carne à base de blé) qui me fait de l’œil. Avec des cèpes, des châtaignes et du potiron, ce rôti imaginé par Pascale Stretti est très alléchant.

Repas de Noël vegan : le dessert

Après un plateau de fromages vegans achetés en magasins bios ou spécialisés (tu peux aussi les faire toi-même comme avec cette recette de fromage d’amandes rôties), place à ma partie préférée : le dessert !

Pour préparer mes bûches, pains d’épices ou autres biscuits au gingembre, je me fie aux recettes de Lloyd Lang (ma chaîne Youtube préférée de cuisine 100% vegan).

Cette année, c’est sa bûche vegan façon Tiramisu que j’ai dans le viseur. Comme toutes les recettes de Lloyd Lang, cette bûche est gourmande, simple a réaliser et ne requière que des ingrédients facilement trouvables.

 

Et parce qu’on a jamais assez de chocolat dans sa vie, je t’ai dégoté une recette de Ferrero Rocher vegan à base de dates et d’avocats ! Cela semble assez simple à réaliser, puisque tu n’as qu’à passer au blender des dattes, de l’avocat, de la poudre de cacao, du sirop d’érable, de la vanille, des noisettes et une pincée de sel avant de former de jolies petites boules et de les faire durcir quelques heures au frigo. Il te restera enfin à les napper de chocolat et de noisettes.

Certes, ça ne pourra jamais avoir le même goût que des Ferrero industriels mais cette recette mérite amplement sa chance !

Et voilà à quoi va ressembler mon repas de Noël tradi mais vegan ! Un menu gourmand, savoureux et sans crise de foie… Car oui, un des grands avantages de la cuisine végétale, c’est qu’elle est très souvent plus légère que les recettes classiques !

Quand Mamie, tonton et tata seront en plein food coma, tu seras encore fraîche et pimpante pour festoyer comme il se doit !

Si tu testes une ou plusieurs de ces recettes, tu peux partager des photos sur Instagram avec le hastag #rockiesquad ou tout simplement taguer notre compte @rockiemag. Et n’hésite pas à partager tes propres recettes dans les commentaires !

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Le dernier commentaire

17 Déc 2019, à 15:23
@Bam Et concernant les légumes: on a enregistré le fameux cri de la carotte! (Bon plutôt l'émission d'ultrasons de plants de tomates et de tabac, en Israël, lorsqu'ils ont soif ou qu'on leur coupe des bouts. C'est une prépublication, j'ai entendu ça sur France Inter samedi après midi. Quand ils sortiront leur publication, je pense qu'on aura le droit au retour du cri de la carotte avec toute son antropomorphisme)

Je crois qu'avec la recherche scientifique, la distinction souffrant/non souffrant va être de plus en plus difficile à tenir. Il y a forcément des espèces qui se trouvent à la limite entre deux critères de sélection et qu'on ne saura pas où placer.
Mais sinon pour en revenir aux huitres: c'est un être vivant qui bouge à l'oeil nu, je pense que c'est ça le problème. Une lentille ou un brocolis ne bouge pas et c'est plus acceptable à manger, ça fait plus "inerte". Si on voyait les acariens et bactéries à l'oeil nu, je suis convaincue que des humains les prendrais en pitié et qu'ils arrêteraient de passer l'aspirateur pour passer gentiment le balai et arrêteraient les antibiotiques.
Ça demeure intéressant et ça rejoint l'auteur de l'article. Comme quoi si on ne fait que la distinction entre végétal et animal pour savoir quoi manger et que ben, parce qu'une huître c'est pas un végétal et que ça bouge, on ne pourrait pas en manger (quand bien même on enregistrerait un cri disant «mangez-moi!» - j'exagère, disons plutôt qu'on aurait la certitude, comme on le pense que les huîtres, en l'absence d'un système nerveux central ne ressentiraient pas la douleur), au final, ça ne fait que réduire une partie du véganisme à une mode ou je dirais plutôt à un régime à contrainte fixe du style pas de pâtes, pas de pain, pas de patates. C'est à dire que le véganisme, à mon avis, se doit de se poser ces questions-là, car la base est de se nourrir de manière à réduire le plus possible son impact sur l'environnement, et pas tant, dans l'absolu, de ne rien manger qui ressemble de près ou de loin à un animal. Oui, dans notre monde, manger à peu près n'importe quoi d'autre que de la viande a un impact moins négatif sur l'environnement; il ne s'agit pas du tout de rabaisser le véganisme, mais j'essaie plutôt de le comprendre comme un mode de vie en adaptation avec l'environnement, que si on se retrouvait soudainement dans un monde où faire pousser une botte de carottes tuait trois vaches à chaque fois (encore une fois, j'exagère pour marquer l'exemple), ben on se dirait que c'est préférable de tuer une seule vache pour nourrir plus de monde que ce qu'il faudrait de carottes pour le même résultat. Il y a quand même des exemples en vrai où une personne va dire « moi je consomme du miel de ma propre ruche, exploitée de manière à ne pas blesser les abeilles et je ne récolte que le surplus de miel », y aura des gens pour dire à cette personne qu'il ou elle n'est pas vraiment végane, comme si il fallait se faire valider selon des critères strictes : tu coches toutes les cases, c'est bon tu passes le test ! Alors une personne végane qui mange des huîtres, même avec un argumentaire qui tient la route comme dans l'article, elle va bien se faire accuser d'hérésie! Ceux qui répondraient qu'en l'absence de certitude sur la non-souffrance des huîtres, ils préfèrent s'abstenir, est un argument valide, mais ceux qui répondraient qu'une huître est un animal et qu'ils ne mangent pas d'animaux... je pense qu'ils ont une réflexion supplémentaire à faire sur le véganisme.
 
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