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Le sport : un passage obligé pour être en bonne santé ?

Il paraît qu'il faut faire du sport pour être en bonne santé. Tania Stoltz, médecin nutritionniste et lectrice de Rockie, donne quelques pistes pour mieux comprendre les effets du sport sur la santé.

Temps de lecture : 4 minutes

L’été est là, le soleil, les apéros et les maillots sont de sortie. Ne me remercie pas pour la pire intro jamais écrite depuis 2007, c’est cadeau.

Tu as probablement vu passer pléthore d’articles sur l’énième régime à faire avant l’été et comme je possède une âme profondément rebelle, j’ai décidé de te dire : osef grave. Balec des régimes et même – MÊME – du sport. Ouais. Je pose ça là.

Entendons-nous bien : le sport, c’est formidable. Et là, ceux qui me connaissent un peu risquent l’étranglement brutal. Moi qui promeut le sport c’est comme Trump qui parle de tolérance : on n’y croit pas trop.

Oui, j’ai les capacités physiques d’une cuillère à café. Oui, j’étais la dernière choisie au cours de gym. Et oui, la seule compétition à laquelle j’ai participé, c’était les Olympiades de Maths (hastag victime). BREF, on n’est pas là pour parler de moi mais plutôt de ton petit corps plein de vie.

Postulat de base : c’est ok de ne pas aimer le sport. Vraiment. De plus, on peut ne pas en pratiquer du tout et être, malgré ça, mince et en bonne santé. True story.

Les bénéfices du sport en matière de santé

Cela étant, c’est quand même vaaachement mieux d’en faire. L’activité physique améliore la glycémie, dimininue la pression artérielle, retarde l’ostéoporose, prévient la maladie d’Alzheimer et baisse le risque d’AVC. Ces effets protecteurs (non exhaustifs) sont présents même sans perte de poids.

D’un point de vue pondéral, le sport est associé à une régulation du comportement alimentaire plus adaptée et à un meilleur respect des sensations alimentaires ce qui permet une perte ou un maintien du poids. Au-delà de la dépense énergétique en elle-même, ce sont ces effets qui pèsent dans la balance (je me devais de la placer).

Pour clarifier, sans faire mincir par elle-même, débuter une activité physique dès les prémices d’une perte de poids est le meilleur facteur de stabilisation à long terme.

Pour ce qui concerne les cancers, les bénéfices concernent aussi bien la prévention (primaire, secondaire et même tertiaire) que l’amélioration de la survie chez les patients – actifs avant et/ou après leur traitement. Et ce, même s’ils ne s’y mettent qu’au moment du diagnostic. Il n’est jamais trop tard. On attend quoi, SÉRIEUX ?

Loin de moi l’idée de sembler propagandiste, mais le sport baisse de 18 à 30% le risque de cancer colo-rectal – 3ème et 2ème cancers les plus fréquents chez l’homme et la femme, respectivement.

La priorité numéro un : lutter contre la sédentarité

Mais ne nous emballons pas trop. Avant de parler sport, commençons par lutter contre la sédentarité. Je n’étonnerai personne en affirmant qu’on passe beaucoup trop de temps assis, devant les écrans, LE MONDE VA MAL tout ça, tout ça. La base du problème est là : sport mis à part, on bouge beaucoup moins qu’avant. Et ce, dès l’enfance.

Or, 40% des enfants et 70% des adolescents obèses le resteront à l’âge adulte. Rester assis plus de trois heures de suite est un plus gros facteur de risque cardio-vasculaire que de ne pas faire de sport. Et, attention pourrisseuse de groove en action : 3 sessions de sport par semaine ne contrebalancent même pas ce risque quand on est assis 6-7 heures par jour. Ça, ça fout le seum.

Il faudrait, pour atténuer ce risque, au moins une heure par jour d’activité physique d’intensité modérée ou se lever de son siège toutes les quinze minutes. Dans l’open space, avec un peu d’organisation, ça peut grave le faire. Parce que tant que y’a la vie, on dit toujours y’a espoir pour citer Magic System (par ailleurs, le morceau s’appelle « Bouger Bouger » déso mais plus pertinent c’est impossible).

Chez lez femmes enceintes, y compris en surpoids ou obèses, l’activité physique réduit le gain de poids et le risque de gros bébé.

Trouver le sport qui nous convient

L’idée, qu’on aime le sport ou non, c’est d’intégrer plus de mouvement dans sa vie de tous les jours. Le plus petit mouvement, s’il est quotidien (et plaisant), aura du sens. Prendre les escaliers, mettre de la musique et danser, aller bosser en vélo, jouer au ballon avec ses enfants, etc.

Ensuite, on augmente progressivement la quantité et l’intensité. Puis, on ajoute du renforcement musculaire pour conserver son autonomie après 50 ans.

Le sport n’est pas efficace en soi pour perdre du poids. Soyez motivés par l’amour et le plaisir, pas par la contrainte ou le rejet de son corps. Généralement, si on n’aime pas le sport, c’est souvent qu’on n’a pas encore trouvé celui qui convient (encore une phrase comme ça et je deviens coach de vie).

La France a un niveau d’activité physique inférieur à celui d’une trentaine de pays européens et américains de même niveau économique. Ramener la coupe à la maison ne suffit pas (encore une référence musicale comme ça et je deviens animatrice sur Fun Radio). Vraiment, faut qu’on relève le niveau les potos !

Quelques sources (en anglais) pour aller plus loin :

Les autres articles de Tania Stoltz à propos de l’alimentation à lire sur Rockie :

Et toi, tu fais du sport ? C’est quoi tes astuces pour lutter contre la sédentarité ? 

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Le dernier commentaire

28 Sept 2019, à 08:29
Je vous livre du vécu et de l'argumenté médical en termes de "ce qui est nécessaire et suffisant en matière de sport*.

30' de marche chaque jour suffisent, non seulement pour le corps, mais pour le mental - décharger de l'énergie et du trop-plein de sa journée, ça aide le corps ET l'esprit. Et pas besoin de s'acheter un équipement ni un abo en salle qui coûte cher ET fait culpabiliser de ne pas l'utiliser.

Quand je bossais en haut de ma ville (en pente forte) et que j'habitais en bas, rentrer à pied, le bonheur. Je passais par des rues commerçantes, il y a de belles vitrines, je m'arrêtais parfois pour faire de menues courses, nécessaires ou qui me faisaient satisfaire un petit caprice, ou les deux.
 
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