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Découvre comment ça se passe lorsqu’on fait un don d’ovocytes

La géniale Klaire fait Grr a réalisé un podcast pour raconter son expérience de donneuse d'ovocytes pour les couples infertiles. C'est à la fois très drôle et très instructif !

Temps de lecture : 2 minutes

Confrontés à l’infertilité, les couples hétéro (et bientôt toutes les femmes, je l’espère) peuvent avoir recours à un don de gamètes (spermatozoïdes et ovocytes), pour réaliser leur projet de devenir parents.

Malheureusement, les donneurs -et surtout les donneuses- se font rares en France, et les couples doivent donc souvent patienter plusieurs années avant de pouvoir recevoir des ovocytes (ou « ovules ») d’une donneuse. Ils sont d’ailleurs nombreux à partir à l’étranger pour raccourcir cette attente. Un chemin coûteux aussi suivi par les couples de femmes et les célibataires.

À lire aussi : Émilie & Karell et leur parcours PMA pour devenir mères

Un podcast pour parler du don d’ovocytes

Klaire fait Grr, autrice, podcasteuse, comédienne, humoriste, etc (c’est dur de résumer tout ce qu’elle fait) a décidé de faire un don d’ovocytes pour aider ces couples infertiles à devenir parents. Et elle a choisi de raconter son parcours dans un podcast en cinq épisodes diffusé sur Arte radio.

Baptisé « Plaisir d’Offrir », le podcast mêle introspection, discussion, informations et moult blagues. Si tu avais aimé les précédents podcast de Klaire fait Grr, Mon Prince à la mer ou « Mycose the night » (réalisé avec Élodie Font), il y a des fortes chances que celui-ci te plaise tout autant.

En écoutant le podcast, on suit Klaire pas à pas dans ses réflexions (pourquoi est-ce que j’ai envie de faire ce don ?) et dans les étapes pour devenir donneuse d’ovocytes.

La trentenaire doit d’abord vérifier qu’elle remplit les conditions pour pouvoir faire un don d’ovocytes : avoir entre 18 et 37 ans, et être en bonne santé. Le fait d’avoir déjà eu ou non des enfants n’a aucun impact sur la possibilité de devenir donneuse d’ovocytes.

Les étapes pour faire un don d’ovocytes

Elle prend ensuite rendez-vous avec un centre près de chez elle et enchaîne les rendez-vous (avec un·e psychologue, un·e médecin, etc) et les examens (frottis, prise de sang, etc). Elle doit aussi se renseigner sur les antécédents médicaux dans sa famille pour vérifier qu’il n’y a pas de maladies génétiques graves qu’elle risquerait de transmettre à un·e futur·e enfant né·e grâce au don.

Ensuite, une commission se réunit pour décider si elle est acceptée en tant que donneuse ou non. Une fois validée, elle doit suivre une stimulation ovarienne avec des piqûres quotidiennes pendant une dizaine de jours, avant la ponction des ovocytes qui dure environ dix minutes à l’hôpital (suivi de trois heures de repos sous surveillance).

À titre personnel, je réfléchis pas mal à la question du don d’ovocytes, et j’ai trouvé ça hyper intéressant d’entendre Klaire fait Grr raconter non seulement le déroulé du parcours de donneuse, mais aussi les questions qu’elle s’est posées, les réactions de son entourage, et les débats politiques qui entourent le don d’ovocytes.

Pour en savoir plus sur le don d’ovocytes :

Et toi, tu as déjà envisagé de faire un don d’ovocytes ? Viens en parler dans les commentaires. 

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Le dernier commentaire

20 Mai 2019, à 17:19
Bonjour, je voulais répondre à cet article car je suis moi-même passée par là en quelque sorte. Je dis "en quelque sorte" car je n'ai pas fait de don, mais pour des raisons médicales j'ai dû faire de la préservation d'ovocytes. Du coup peut-être que ça peut vous intéresser ?

Pour remettre dans le contexte, à 17 ans on m'a découvert un énorme kyste ovarien —16cmx21cm et 2kg de liquide bien accrochés. Ah bah, quitte à faire pousser un truc, je le fais pas à moitié ! Donc j'ai été opérée très rapidement et le chirurgien a été obligé d'enlever l'ovaire avec. Le kyste était tellement imposant qu'il avait niqué tout mon ovaire. Du coup, qui dit femme, et en plus très jeune, avec un ovaire en mois, dit forcément OULALA FERTILITÉ. Ma mère et les différents médecins que j'ai vu m'ont poussé à voir un médecin spécialisé en pma pour parler préservation d'ovocytes. A ce moment là j'étais majeure, fraîchement certes, mais 18ans révolus. Mais entre ce grand médecin et ma mère, je n'ai pas réussi à imposer mon refus de préservation. Je n'ai jamais souhaité, et 5ans plus tard c'est toujours le cas, voulu d'enfants. Alors une préservation, à 6mois du bac qui plus est, c'que je m'en cognais moi.

La préservation en elle-même, ou plutôt la stimulation hormonale, j'en garde pas un super souvenir. En soit je n'ai pas trouvé le traitement lourd. Dans le sens où je n'ai pas eu d'effets secondaires, ni rien. Par contre c'est épuisant, et contraignant. Je devais me lever hyper tôt pour les contrôles, et tous les soirs j'allais chez une infirmière pour faire les injections. Donc pendant 15j la routine ça a été ma mère qui m'emmène à l'hôpital pour 7h, puis qui me dépose au lycée (avec de la chance j'arrivais tout juste pour la 1ère heure mais souvent je ratais mon 1er cours), et ensuite elle partait à son travail où elle-même arrivait en retard. Et le soir elle m'emmenait chez l'infirmière, on attendait 15mn pour une piquouze de 30s, et on rentrait chez nous. Bonus: la dernière injection qui doit se faire un nombre d'heures précis avant l'intervention. Donc en fonction d'à quelle heure est programmé votre ponction, la dernière piqûre peut être à 23h comme à 4h du matin. Et ça vous ne le savez qu'au dernier moment.

En bref, c'est faisable, j'ai eu des soignantes super à l'hôpital (big up à la chirurgienne qui a pris du retard sur mon intervention parce que j'étais prévu avec une anesthésie générale et que l'anesthésiste était à la bourre. Mais hors de question de me faire une anesthésie locale pour aller plus vite. Merci madame !). Mais faut être vraiment motivée. Ce que je n'étais clairement pas. En plus, je me suis tapée une 2ème stimulation et ponction 2mois après la 1ère pour avoir une réserve plus grande..

Bémol : comme j'ai fait un protocole pour de la préservation, il m'est impossible de donner mes ovocytes (à part à la science) et je trouve ça un peu nul.. Ce serait chouette que la loi change là dessus..

Autre infos:
- si jamais vous faites de la préservation d'ovocytes, il y a un nombre maximum que vous ne pourrez pas dépasser. Vous ne pouvez pas en congelés 500. Si je me rappelle bien, la limite est entre 30-40 (je n'ai plus le chiffre exact en tête). Cette limite peut, au cas par cas, être dépassée pour des raisons médicales. Dans mon cas on m'a dit que je pourrais en préserver davantage si jamais je devais perdre mon 2ème ovaire par exemple.
 
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