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Je n’aime pas « le cul pour le cul » et ça me désole

Après 8 années de couple, cette Rockie avait vraiment envie de tester le sexe sans promesse de lendemain. Eh bien ça ne lui a pas plu... DU TOUT !

Temps de lecture : 3 minutes

Fraîchement libérée d’une longue relation de 8 ans, il m’a fallu quelques mois pour me relancer sur le marché de la drague et des relations sexuelles.

Ce n’est pas tant que je n’avais plus de libido mais il m’était difficile d’imaginer avoir un contact physique rapproché avec un autre corps que celui de mon ex, lui qui avait été mon phare durant de nombreuses nuits.

Qui plus est, après des débuts chaotiques et un désir qui jouait aux montagnes russes, nous avions atteint un stade où le sexe était franchement bien. Nos corps-à-corps étaient réglés comme du papier à musique et nous conduisaient à chaque fois vers les sommets de la jouissance. Bon, allez, pour être modeste, on va dire dans 98% des cas.

« Je n’avais jamais eu de coup d’un soir et j’étais curieuse de voir ce que je ressentirais »

Bref, après quelques mois de disette passés vissée sur mon canapé à savourer le bonheur de me retrouver enfin seule à régir ma vie, j’ai eu envie de me confronter à nouveau à un corps d’homme. Je n’avais jamais testé le sexe en dehors d’une relations de couple, jamais eu de coup d’un soir, et j’étais curieuse de voir ce que je ressentirais. Est-ce que ce serait mieux ? J’avais vraiment envie de tester.

Même si je vis à l’ère des applis de dating, je suis plutôt old school en ce qui concerne les rencontres. Et honnêtement, j’ai vraiment la flemme d’engager une conversation épistolaire avec un mec sélectionné sur photos et deux lignes de biographie.

Ma grande chance, c’est que j’ai réussi à dégoter, dans mon entourage éloigné, quelques personnes pouvant satisfaire ce besoin de sexe. La tête bien vide, je pensais que j’allais enfin pouvoir découvrir des zones de plaisir insoupçonnées et désirer joyeusement, sans penser au lendemain.

Résultats des courses ? Je croyais pouvoir désirer un corps sans me soucier de l’être qui y habite, mais non, aucun élan charnel ne me traverse. C’est un fait, je n’aime pas le cul pour le cul. Ça me désole mais je n’y arrive pas, le feu ne prend pas, et je me transforme en automate bien programmé, à toucher un corps sans aucune passion.

Ces gestes, je pourrais parfaitement m’en passer, mais je joue le jeu pour ne pas décevoir mon partenaire. Mon absence d’envie se reflète à travers mes mouvements mécaniques et vides d’intention.

J’ai beau tout essayer, il semblerait que mon plaisir doive passer par un corps doté d’une personnalité que j’aspirerais à connaître. Pas seulement du cul, donc, pas non plus de l’amour, mais un léger frémissement entre les deux. Quel constat accablant dans ce monde où on peut si aisément enchaîner les corps-à-corps, mais où la rencontre de deux êtres s’avère plus délicate.

J’ai besoin d’une véritable attraction pour que mon désir se réveille

J’ai fini par dire « stop » le jour où j’ai eu l’impression d’utiliser le corps d’un mec comme un objet, comme un moyen d’explorer ma sexualité, et non comme un partenaire. Je n’avais pas particulièrement de désir pour lui, mais j’y suis allée quand même, au cas où ce serait sympa. Au final, ça ne m’a pas plu du tout.

Si je dois être honnête, je pense que j’ai toujours été un peu comme ça. Avant mon ex, j’ai eu quelques copains et je couchais avec eux parce que j’avais l’impression que c’est ce qu’il fallait faire. Je pense que j’avais envie de faire comme tout le monde, et puis à l’époque ça me semblait cool de pouvoir dire que j’avais des relations sexuelles. Mais pour être sincère, je ne ressentais pas vraiment d’envie.

Je pense que j’ai besoin d’une véritable attraction pour que mon désir se réveille, et, comme j’ai pu m’en rendre compte, ça ne se fait pas sur commande.

Pour autant, si j’ai décidé de ne plus coucher avec des hommes sans les désirer vraiment, je n’ai pas renoncé à mon besoin d’exploration sexuelle. Je me prends juste moins la tête : je reste peinarde devant ma série Netflix et une fois l’écran baissé, je vais retrouver mon vibromasseur, mon nouveau phare dans la nuit.

J’ai découvert cet objet il y a quelques mois et je le vois vraiment comme un moyen de découvrir de nouveaux plaisirs autrement que manuellement. C’est sans doute un peu idiot mais je le vois aussi comme un entraînement pour ressentir encore plus de plaisir lors de futures relations sexuelles.

Et toi, tu es adepte des coups d’un soir ? Tu as déjà eu des bonnes surprises sexuelles par ce biais ? Viens en parler dans les commentaires !

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Le dernier commentaire

22 Jan 2020, à 12:27
Je ne sais pas comment exprimer qu'il y a une certaine animalité mêlée à un très fort désir, une très forte attirance qui parfois amènent à avoir un "coup" d'une fois. Dans le respect mutuel. (et ce n'est pas forcément ça d'ailleurs qui conditionne que ça se passe bien ou pas).
De la même manière les injonctions sont contradictoires et pèsent sur chacun de nous différemment selon son expérience sexuelle: il ne me semble pas qu'il y ait plus d'injonction au cumul de plan cul qu'à la stabilité sexuelle, mais je vais peut-être ressentir plus fortement l'injonction au sexe impulsif si je suis en couple installée et inversement, me sentir jugée comme un robot du sexe sans coeur si je suis dans une période "plans cul".
Il n'y a de honte à avoir ni pour aimer ce genre de relations sexuelles ni pour préférer des relations sexuelles empreintes d'amour (couple ou pas d'ailleurs).
Je me sens ici un peu jugée par les commentaires ayant pourtant connu le sexe avec amour et le sexe sans amour et ayant apprécié les deux, différemment mais également.
 
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