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J’ai testé pour toi : passer un été sans soutien-gorge

Pour la première fois de sa vie, Clémence a passé un mois entier sans porter de soutien-gorge. Et ce fut une vraie révélation !

Temps de lecture : 3 minutes

Je me souviens très bien du jour où j’ai acheté mon premier soutien-gorge. J’avais 12 ans et je le vivais un peu comme un rite de passage : ça y est, j’étais en train de devenir une fâââme.

Depuis, j’en ai porté quasiment tous les jours de ma vie. Soit 16 années x 360 jours x 12 heures par jour = 69 120 heures au total.

Bon, il y a bien eu des journées de maladie ou de télétravail où je suis restée chez moi en pyjama et sans soutif, mais sinon, dès que je sortais un téton de chez moi, j’en mettais un.

Décider d’arrêter de porter un soutien-gorge

Et puis à force de lire des articles et des témoignages sur le mouvement No Bra, ces femmes qui ont décidé de ne plus porter de soutien-gorge, j’ai commencé à cogiter.

J’ai compris que le soutif, c’est comme les antibiotiques : pas automatique.

J’étais mûre pour tenter une petite expérience cet été : passer un mois de vacances complet sans soutien-gorge. Je n’ai toutefois pas décidé consciemment d’arrêter de porter des soutifs, à vrai dire, j’en avais même emportés dans mes bagages !

C’est juste que le premier jour, j’ai décidé de mettre une robe longue avec un joli dos décolleté, et je me suis dit que ça rendrait mieux sans soutien-gorge.

J’ai passé la journée à crapahuter dans les rues de Stockholm, et tout s’est bien passé. Le soir venu, j’avais mal aux pieds (après 15 kilomètres en converses, normal…) mais pas du tout mal au dos. Pourtant, avec mon 85E, je redoutais un peu que la gravité ne me fasse mal au dos à force, mais l’expérience m’a prouvé que non.

Le lendemain, assez naturellement, j’ai décidé de ne pas remettre de soutien gorge sous mon débardeur. Le jour d’après non plus, et mes soutifs ont finalement passé l’été au fond de mon sac à dos.

Un été sans porter de soutien-gorge : libéréééée délivréééée

Moi, j’ai passé de très belles vacances, avec un petit soupçon de liberté supplémentaire. Ne plus transpirer dans mon soutien-gorge, sentir l’air qui passe sous ma robe ou mon tee-shirt, ne plus avoir de marques rouges le soir sur la peau…

Au-delà du mal de dos, l’autre truc qui m’inquiétait, c’était les ballottements. J’avais des mauvais souvenirs de cours d’EPS sans brassière de sport au collège, et je me disais que sans soutif, j’allais galérer à faire des activités un tant soit peu sportives.

Bon, je n’ai pas couru de marathon, ni pris de cours de boxe pendant mes vacances, mais j’ai quand même fait de la randonnée, un peu de Via ferrata et de la voiture sur des chemins de terre sans être particulièrement gênée par le balancement de mes seins.

Lorsque j’ai fait du vélo sur les pavés, c’était un peu plus désagréable — sans être douloureux — mais à part ça, rien à déclarer.

Le regard des autres quand on ne porte pas de soutien-gorge

Au début, j’étais embêtée de me dire que les quidams aux alentours pouvaient voir mes seins gigoter, mais j’ai réfléchi et je me suis dit que ce n’était pas grave s’ils dansaient la java (mes seins, pas les quidams).

Enfin, je veux dire, ce sont deux sacs de peau remplis de glandes mammaires et de graisse, ce n’est pas comme s’ils étaient dotés d’une volonté propre ou que je pouvais avoir un quelconque contrôle dessus par la force de mon mental.

Mes seins sont soumis à la gravité, et si je ne souhaite pas les corseter pour les maintenir en place, c’est mon droit le plus strict et le premier clampin venu n’a pas son mot à dire.

D’ailleurs, personne ne m’a regardé de travers parce que mes tétons pointaient à travers mon tee-shirt. Peut-être parce que les Scandinaves se fichent pas mal de ce que tu fais de ton corps. Ou alors, j’ai juste eu du bol, je ne sais pas.

Arrêter de porter un soutien-gorge… toute l’année ?

Cela fait trois jours que je suis rentrée à Paris et que les vacances sont finies. Et j’ai été incapable de sortir dans la rue et de prendre le métro sans soutien-gorge. C’est sans doute un peu bête, et je ne parviens pas encore à m’expliquer pourquoi.

J’espère en tout cas réussir à dépasser ce blocage-là bientôt. Après un mois de tétons libres, le retour du soutien-gorge pique pas mal. Je passe la journée à me sentir comprimée et je retire cet objet du démon avec un grand ouf de soulagement dès que je franchis le seuil de mon appart.

Bref, je crois que l’opération « été sans soutif » mérite d’être prolongée…

Pour aller plus loin :

Et toi, tu as envie de tenter l’expérience ? Tu as déjà franchi le pas ? Viens en parler dans les commentaires !

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Le dernier commentaire

30 Août 2019, à 16:24
Je ne porte quasiment plus de soutifs que ce soit à la maison ou dehors (au travail ou autre). Si je mets un haut un peu trop transparent ou décolleté pour me sentir 100% à l'aise, je mets une brassière en dentelle. Mais je me rends compte que je me sens vraiment plus à l'aise quand je ne porte pas de soutif. C'est vraiment agréable de ne pas avoir un truc qui serre, qui gratte, qui tient chaud, dont la bretelle tombe... Il ya une aussi une forme de liberté de mouvements et une réappropriation de mes seins/mon corps en quelque sorte. La transition s'est faîte petit à petit, en commençant aussi pendant mes vacances d'ailleurs.
Je n'ai jamais eu l'impression de me faire scruter la poitrine en particulier quand je me ballade. J'ai eu des commentaires sexistes/déplacés dans les transports en commun mais comme ça arrive avec ou sans soutif de toute façon... Ma mère n'est pas une grande fan non plus. Elle me répète souvent que je vais avoir la poitrine "pendouillante" avant 40 ans et que ce sera vraiemnt moche (malgré les études qui prouvent le contraire ou l'absence de corrélation). Le reste de mon entourage s'en moque royalement!
 
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