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Un test urinaire pourrait bientôt remplacer les frottis

Dans le cadre de la prévention contre le cancer du col de l'utérus, les frottis pourraient bientôt être remplacés par un simple test urinaire capable de détecter les papillomavirus. Une EXCELLENTE nouvelle pour la santé des femmes.

Temps de lecture : 2 minutes

Et si le frottis n’était un jour plus qu’un mauvais souvenir ? Et qu’une solution plus simple, basée sur un test urinaire, était développée pour détecter les cancers du col de l’utérus ? C’est la bonne nouvelle qui nous vient du Royaume-Uni cette semaine.

Une équipe de chercheuses de l’université de Manchester a publié les résultats d’une étude qui voulait vérifier si un test urinaire pouvait être aussi efficace que les frottis pour détecter le cancer du col de l’utérus. Et la réponse est oui !

Un test urinaire pour détecter les papillomavirus à l’origine des cancers du col de l’utérus

L’analyse des urines d’une centaine de femmes a permis de détecter de façon fiable la présence de papillomavirus (HPV) à l’origine des cancers du col de l’utérus.

Jusqu’ici, la seule solution en matière de prévention, était de prélever des cellules du col de l’utérus lors d’un frottis pour repérer des modifications anormales de celles-ci, symptômes avant-coureurs d’un potentiel cancer.

En France, il est actuellement conseillé aux femmes âgées de 25 à 65 ans de réaliser un frottis tous les trois ans (après avoir fait deux premiers frottis avec des résultats normaux à un an d’intervalle).

Ces recommandations sont toutefois peu suivies. Seules 60% des Françaises dans cette tranche d’âge ont effectivement réalisé un frottis de dépistage au cours des trois années écoulées. Or, effectuer un frottis tous les trois ans permettrait d’éviter 90% des cancers du col de l’utérus, selon l’Institut national du cancer.

Le test urinaire : une solution plus confortable et pratique que le frottis

Il faut dire que le frottis est un examen relativement inconfortable qui nécessite de se déshabiller devant un·e professionel·le de santé, et d’utiliser un spéculum. Il ne doit normalement pas faire mal, donc il ne faut pas hésiter à changer de médecin si ça ne se passe pas bien. On peut aussi choisir de confier son suivi gynéco à un·e sage-femme ou un·e médecin généraliste.

À lire aussi : La moitié des femmes préfèrent confier leur suivi gynéco à une autre femme

Reste que certaines femmes peuvent avoir du mal à supporter ce type d’examens pour tout un tas de raisons valables : vaginisme, violences sexuelles, violences gynécologiques ou obstétricales, pudeur, etc. Je suis donc très heureuse qu’une autre option, sans spéculum ni nudité, soit en train d’être développée au Royaume-Uni. Et bientôt en France je l’espère !

Encore quelques années à patienter avant qu’on puisse faire un test urinaire plutôt qu’un frottis

« Nous sommes vraiment très enthousiastes à propos de cette étude qui devrait selon nous augmenter significativement les pourcentages de femmes participant au dépistage du cancer du col de l’utérus », a déclaré à la BBC Emma Crosbie qui dirige l’équipe de chercheuses.

Pour l’instant, l’étude n’a porté que sur un petit échantillon de femmes à Manchester (104 personnes). Il faudra donc que des tests à plus large échelle soit menés avant que l’analyse d’urines ne puisse être intégrée dans les protocoles de dépistage du cancer du col de l’utérus, au Royaume-Uni, ou ailleurs.

Pour aller plus loin :Tu peux aller lire les résultats de l’étude sur le test urinaire comme solution de dépistage du cancer du col de l’utérus (en anglais).
Tu peux aussi chercher dans cette liste un·e professionnel·le de santé féministe pour continuer à faire un frottis tous les trois ans en attendant.
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Le dernier commentaire

9 Mai 2019, à 17:46
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