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Pourquoi je pense qu’avoir 30 ans c’est mieux qu’avoir 20 ans

Breaking news ! Avoir 30 ans ne signe pas l'arrêt de mort de tes plus belles années. Au contraire, elles ne font que commencer. Clémence t'explique pourquoi.

Temps de lecture : 4 minutes

J’ai bientôt 30 ans. Il ne me reste plus qu’un an et demi devant moi avant de passer cette barre fatidique. Enfin, barre fatidique, c’est ce que j’ai souvent entendu dire… mais j’aimerais bien savoir sur quoi ça se base.

Avoir 30 ans et vivre sa meilleure vie

Déjà à l’adolescence, on m’a beaucoup répété : « profite, ce sont tes plus belles années ». Sauf que je me suis tapée un appareil dentaire jusqu’au milieu de l’année de Terminale et que mon petit cœur d’artichaut a enchaîné les chagrins d’amour pendant tout le lycée. Alors, les « plus belles années de ma vie », franchement, ça m’étonnerait.

Ensuite, on m’a bassiné avec le quart de siècle, comme si le passage à 25 ans allait marquer la fin de l’insouciance. En fait, j’ai trouvé le début de la vingtaine assez stressant : j’ai eu l’impression de jouer mon avenir à chaque concours ou examen, et je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire une fois mon diplôme en poche.

Du coup, ça m’étonne toujours d’entendre des amies autour de moi s’inquiéter du passage à la trentaine, parce que j’ai l’impression que ça va être une période plus chouette de nos vies.

Je sais bien sûr que ça ne vient pas de nulle part, et qu’il y a tout une construction sociale qui nous fait croire que notre désirabilité en tant que femme est liée à notre âge ou du moins à notre âge apparent. Et que plus on va vieillir, moins on sera susceptibles d’être aimée. Mais c’est faux.

Les femmes de 30 ans sont aussi belles, intéressantes, drôles, libres et j’ai bien l’intention de vivre ma meilleure vie à la trentaine. D’ailleurs, j’ai déjà commencé.

 

Avoir 30 ans et ne rendre de compte à personne

Je ne sais pas dans quel contexte tu étais quand tu avais 20 ans, mais moi je faisais une classe prépa et je vivais chez mes grands-parents. Autant te dire que je ne faisais pas la fête tous les jeudis soirs, mais plutôt des DM de maths. Le week-end, je rentrais souvent chez mes parents et j’ai beau adorer ma famille, je suis quand même hyper heureuse aujourd’hui d’avoir mon propre appartement.

Plus besoin de rendre des comptes à quelqu’un. Je rentre à l’heure que je veux, je mange ce qui me fait plaisir et personne ne me juge si je passe mon samedi à jouer à des jeux vidéo.

Cette liberté de l’âge adulte, je la chéris chaque jour, tout comme la confiance en moi que j’ai réussi à acquérir au fil de ma vingtaine.

Avoir 30 ans et confiance en soi

C’est d’abord le regard que je porte sur mon corps que j’ai vu changer. Des trucs qui me complexaient quand j’avais vingt ans sont devenus des atouts aujourd’hui. Paradoxalement, je me sens plus belle qu’il y a dix ans, alors que mon corps a commencé à vieillir (et que mes seins ont découvert le concept de la gravité).

À lire aussi : Je veux porter fièrement mes cheveux blancs (mais ce n’est pas facile)

Côté mental aussi j’ai pris un bon boost de confiance en moi. Je me sens beaucoup plus capable aujourd’hui d’accomplir des trucs qu’à 20 ans, où j’avais tendance à me cacher derrière mon syndrome de l’imposteur.

Globalement, j’ai l’impression de me sentir moins paumée à (bientôt) 30 ans.  Je me pose moins de questions existentielles aujourd’hui. Pas parce que j’ai trouvé des réponses, mais parce que j’arrive à mieux profiter de l’instant présent, sans m’angoisser sur ce qui va m’arriver dans les dix prochaines années.

Avoir 30 ans et des moyens

L’autre bon côté de la trentaine, c’est LA THUNE ! Enfin, surtout de la thune qui m’appartient, parce que je fais partie de ces privilégié·es qui n’ont pas eu à travailler pendant leurs études (à part un peu de baby-sitting par-ci par-là pour mettre du beurre dans les épinards).

Je n’ai donc pas souffert particulièrement du manque d’argent pendant mes études, mais je trouve ça très différent de gagner son propre argent et de pouvoir en faire CE QUE JE VEUX. (Bon, on ne se refait pas, je reste team fourmi, mais quand je libère mon côté cigale, c’est sans aucune mauvaise conscience).

J'ai de l'argent mouahahah

En parlant de mauvaise conscience, je préfère mille fois être dans la vie active plutôt qu’étudiante, parce que je peux glander sans aucune culpabilité le soir et le week-end. Pas de devoirs, de travaux de groupe ou de partiels à réviser.

Bien sûr, il m’arrive de ressasser des trucs du boulot le soir, mais je trouve ça plus facile aujourd’hui qu’il y a dix ans d’avoir des vrais temps de loisirs et de repos déconnectés du travail. J’imagine que ça doit être un peu plus compliqué pour les freelances de s’aménager ces espaces de respiration, mais en attendant, je savoure.

Bon, par contre, je serai prête à (presque) tout pour avoir de nouveau deux mois de vacances l’été. Sachant qu’avec les stages, ça ne m’est pas arrivé depuis quasiment dix ans.

Avoir 30 ans et assumer ses goûts

Je n’ai jamais été une grande fan des sorties en boîte, des nuits blanches ou des fêtes très alcoolisées. Et si j’ai pu souffrir de cette différence avec mes congénères quand j’avais 20 ans, je n’ai plus ce problème aujourd’hui.

Avec le temps va tout s’en va, je me suis entourée de gens qui aiment le même genre de sorties que moi et je me suis réconciliée avec mes goûts de mémé (dixit les autres, moi je trouve surtout que ce sont des bons goûts).

Plus globalement, j’ai l’impression que j’ai réussi à me détacher de plus en plus du regard des autres. Bon, je n’en suis pas encore au stade où je chante à tue-tête dans la rue, mais ça approche. Il m’arrive de fredonner et de bouger discrètement la tête en rythme quand j’attends le métro, le casque sur les oreilles. (La folie quoi !)

Enfin, je voulais finir cette liste d’arguments pour réhabiliter la trentaine avec un sujet que je développerai peut-être dans un futur article.

Plus je vieillis, et plus j’aime la relation que j’ai avec mes parents et mes frères et sœurs. C’est un truc que je n’avais pas du tout imaginé et une chouette surprise de la vie. J’apprécie beaucoup la relation d’adultes à adultes (ou presque adultes dans le cas de mon plus jeune frère) que nous sommes en train de tisser. Et j’espère que ça va continuer longtemps.

Et toi, tu regrettes tes 20 ans ou tu kiffes la trentaine ? Viens nous dire pourquoi dans les commentaires…

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Le dernier commentaire

16 Juil 2019, à 14:15
Un bébé de 26 ans par ici ! :hello:

J'ai tellement évolué dans les 6 dernières années (quitté une relation très toxique - trouvé des mégas copains - voyagé - appris à m'accepter - arrêter d'avoir peur de la solitude et vivre seule - trouvé un job dans lequel je m'épanouis - mis les points sur les I avec ma famille - trouvé des causes dans lesquelles je me retrouve - compris mes mécanismes ...) que je vous avoue avoir quasiment hâte de mes 30 ans en me disant "si ça continue comme ça, je m'assumerai encore plus et je me sentirai encore mieux à 30 ans! :love:" ... Attendons de voir.

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Mon nouveau mécanisme de défense maintenant contre les "cases à cocher avant XXans", c'est de trouver celle que la personne en face de moi à coché et a regretté / n'a pas coché et de le lui souligner. C'est méchant, mais efficace de temps en temps.
 
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