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Comment survivre aux fêtes de fin d’année sans faire d’indigestion ?

Dans de nombreuses familles, la fin d'année est synonyme de marathon culinaire. Alors comment enchaîner les repas de fête sans faire d'indigestion ? Tania Totolidis Stoltz, médecin nutritionniste et lectrice de Rockie, te donne quelques pistes...

Temps de lecture : 4 minutes
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Au-delà de la frénésie plus ou moins teintée d’enthousiasme que l’on peut ressentir à l’approche de Noël, nombre de personnes en conflit – déclaré ou non – avec leur poids ou leur silhouette vivent cette période fastueuse des fêtes de fin d’année avec inquiétude.

Eh oui, comment va-t-on éviter les Ferrerro Rocher (team Raffaelo perso), les marrons glacés, les calendriers de l’Avent, le pain d’épices, les papillotes (nan mais stop les pétards cordialement merci), le foie gras, les repas qui durent mille ans et qui se suivent sans répit ?

Si vous faites partie de cette catégorie de personnes qui redoutent de prendre dix kilos pendant les fêtes, restez avec moi, nous allons voir ce qu’on peut faire. Si vous n’en faites pas partie, restez quand même, ça va être fun promis et je termine sur un lâcher de colombes (je mens).

Premier conseil : on n’est pas obligé de manger quand on n’a pas faim

La faim est le signal que ton hypothalamus t’envoie pour t’inviter à apporter de l’énergie à ton petit corps. Il est ainsi cohérent d’y répondre en te sustentant. À l’inverse, il paraît logique de NE PAS fournir d’énergie à ton organisme s’il ne t’en réclame pas.

Donc, si après un dîner gargantuesque tardif le 24, tu t’éveilles le 25 au matin avec les dents du fond qui baignent encore, il suffit de ne pas manger.

Non, le petit-déjeuner n’est pas le repas le plus important de la journée. Non, le corps ne se venge pas si on « saute un repas ». Ne pas manger quand on n’a pas faim, ce n’est pas « sauter un repas », c’est respecter ses sensations alimentaires.

Cette période de non-faim, autrement appelée « satiété », a une durée modulée par l’apport énergétique du repas précédent ; autant dire que le combo : foie gras-dinde aux marrons-boudin-fromages-bûche crème au beurre peut coller au corps un moment.

La meilleure attitude est donc d’arriver au repas avec un niveau de faim modéré. On oublie les absurdités type « grignoter des bâtonnets de carottes et un œuf dur pour ne pas craquer sur les chips » et on conserve son appétit pour retirer un maximum de plaisir de son dîner.

Zéro faim et on prend le risque de ne rien apprécier et de s’arrêter de manger une fois l’estomac tendu à craquer. Une faim de loup déchaîné et on va probablement défoncer les feuilletés pourrav de l’apéro pour se calmer, ne rien apprécier ensuite et s’arrêter de manger une fois l’estomac tendu à craquer (tu vois le schéma qui se dessine).

Deuxième conseil : autant manger ce qui te fait plaisir

La faim étant donc limitée, autant la réserver pour les aliments qui ont notre préférence.

La gourmandise – une qualité – consiste à choisir ce qui est susceptible de fournir le plus de plaisir. Renseigne-toi donc sur le repas pour ainsi « garder de la place » en toute conscience. Si l’entrée ne t’excite pas, fais l’impasse.

Noël, c’est avant tout une fête conviviale : nul besoin de se saigner le bide. Par ailleurs, cela constitue pour certains des moments empreints de tensions familiales déplaisantes, alors pourquoi accentuer la souffrance ?

En cette période d’abondance, pose-toi les justes questions. As-tu réellement envie de ce troisième chocolat industriel ? Apprécies-tu cet amuse-bouche ou pioches-tu machinalement dans le bol qui transite sous ton nez ?

Zappons deux minutes les dix milles règles diététiques qui polluent notre cerveau. Choisis selon tes goûts, ton envie, ton appétence du moment. Ces aliments qu’on diabolise voire qu’on s’interdit une bonne partie de l’année perdent de leur caractère hypnotisant si on les considère tels qu’ils sont : juste des foutus aliments, rien de plus. Et une fois le côté « fruit défendu » dissipé, on est parfois surpris de les découvrir pas si bons que ça, finalement.

Troisième conseil : tu n’es pas une poubelle

Noël est un cauchemar écologique à tous les niveaux, pouvant pousser tous les Nicolas Hulot du monde à la démission et pourtant on va s’aventurer à demander aux convives d’achever les plats « parce qu’on ne va pas gaspiller quand même ». Te forcer à finir équivaut à te considérer comme une poubelle. Ainsi, limitons les intermédiaires : jetons à la poubelle.

Si cela ne peut pas se conserver, bien entendu. Je n’aime pas le gaspillage non plus mais on en revient à ce qu’on mentionnait plus haut : écouter ses sensations alimentaires, c’est juste du respect de soi tout basique.

Tu n’as plus faim après l’entrée ? Reste à table avec les autres et ne picore que ce que tu souhaites. Saute le fromage si tu veux du dessert. Ne te ressers pas pour faire plaisir à la belle-mère qui a passé dix heures en cuisine et qui insiste un peu. Soyons subversifs, que diable.

Ça ne se fait pas ? En fait, on s’en BALEC, vraiment. Je t’assure, ça se passera bien. L’indignation sera de courte durée voire inexistante. Redouble d’attentions et de compliments pour tes hôtes qui ont cuisiné, ne lésine pas sur le léchage de bottes « non je ne prendrai pas de saumon, je veux absolument manger de ton FABULEUX gratin », ça n’a jamais buté personne.

Si malgré toutes tes bonnes intentions, tu n’es pas parvenu·e à appliquer ces quelques conseils, commence par te pardonner. Ensuite, fais confiance à la régulation. Ce mécanisme physiologique va te ramener à ton poids antérieur aux fêtes en orientant tes appétences sur des choses plus légères, en différant la faim et en envoyant la satiété plus tôt.

Alors c’est certain, j’évoque ici des signaux assez subtils dont l’écoute attentive peut nécessiter un réapprentissage. Si t’attendais un e-mail de ton cerveau, je regrette de te décevoir, mais c’est cuit (et pourtant, ça serait tellement cool !).

Pour aller plus loin :

Et toi, tu as des techniques pour naviguer à travers les repas de fête ? Viens en parler dans les commentaires !

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Le dernier commentaire

22 Déc 2019, à 00:06
Je vous conseille les dents de sagesse pour les fêtes. Quand on ne peut rien mâcher, c'est très facile de survivre aux fêtes ! :crying:
 
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