Close

Cet été où j’en ai eu marre de porter la charge mentale des vacances

Un séjour à Barcelone a fait réaliser à Queen Camille que sa relation allait dans le mur. Ce qui l'a mise sur la piste ? Le fait de devoir tout gérer de A à Z...

Temps de lecture : 4 minutes

Les vacances en amoureux, c’est bien souvent un test qui ne ment pas.

Quand on est incapables de kiffer la vie alors qu’on a rien d’autre à faire que boire, manger et se gratter les fesses au soleil, quelque chose cloche, comme me l’a prouvé ce voyage à Barcelone.

C’est en lisant cet article sur Cheek que j’ai eu envie de te raconter cet été un peu particulier…

Un voyage pour mon anniversaire

Cette histoire remonte à quelques années déjà. J’étais en couple depuis 3 ans avec ce garçon que nous appellerons Théo quand il m’a offert un voyage à Barcelone pour mon anniversaire.

J’étais absolument ravie qu’il prenne cette initiative, lui à qui je reprochais souvent d’être incapable de s’agiter la nouille sans que j’ai à le secouer.

Le voyage était prévu pour le mois d’après mais malheureusement, notre relation battait déjà de l’aile.

Alors que nous devions décoller pour l’Espagne dans quelques semaines, j’ai initié une conversation assez décousue dans laquelle je lui faisais part de mes doutes quand à l’avenir de notre couple.

J’étais fatiguée d’être le moteur de notre duo, de devoir penser à tout, même à ce qui ne me concernait pas (charge mentale bonjouuur), de gérer l’argent, voire de le gagner pour deux selon les périodes.

Il m’a supplié de nous laisser une chance et de le laisser, au moins, « m’emmener à Barcelone ».

C’est vrai que cette perspective était alléchante. Peut-être allait-il prendre les choses en main et prendre soin de moi comme j’en avais besoin ?

Notre départ pour Barcelone en amoureux

Je rêvais de ces vacances, surtout parce que c’était celles de MON anniversaire et que j’imaginais me faire chouchouter comme la reine que je suis.

Mais j’ai très vite compris que je n’allais pas pouvoir souffler tout à fait.

Il faut savoir que Théo n’avait pas le permis. J’étais donc le chauffeur de notre couple, en plus d’en être la gestionnaire et l’intendante (bon, il faisait bien le ménage, rendons à César l’aspirateur qui lui appartient).

Avant même le départ, j’ai du gérer les bails de parking à l’aéroport et m’occuper de réserver une place pour ma voiture.

Comme d’habitude, j’ai pris le volant pour nous conduire à destination, et nous avons embarqué à bord. Je me souviens que sur la passerelle de notre avion low-cost, il m’a avoué que c’était ses parents qui avaient payé le billet.

J’étais déçue d’apprendre qu’il n’avait pas géré cela lui-même et j’ai commencé à comprendre que rien de spécial ne m’attendrait sur place, car Théo n’étais pas devenu le roi de l’organisation en une nuit.

Premières surprises à l’arrivée

Pour une fois, j’aurais pourtant aimé me laisser guider par mon binôme… Mais dès l’arrivée à l’aéroport, j’ai compris que ce ne serait pas le cas.

Parce que Théo avait l’air complètement paumé, j’ai sorti mon téléphone pour commander un Uber qui nous emmènerait à l’hôtel. Impossible d’accéder à mon appli, nous avons donc décidé de monter dans un des taxis locaux qui attendaient sur place… pour arnaquer les bons touristes que nous étions.

Énorme erreur qui aurait pu être évitée si mon mec avait feuilleté un guide ou ouvert TripAdvisor une demi-seconde. Alors que nous partions avec un budget limité, ce premier trajet nous a ruinés d’entrée de jeu.

Au risque de passer pour une fine gueule, son choix d’hôtel m’a vite confirmé que je n’étais pas venue vivre le séjour princier de mes rêves.

Point de diner d’anniversaire prévu, mais une première balade nocturne dans la ville qui nous mena dans une chaine de spécialités mexicaines où j’ai manqué de faire une overdose de piment.

Dès le lendemain, j’ai dû me résoudre à fouiller Internet à la recherche de quartiers sympas et de bonnes adresses.

Quand je suis devenue le tour-operator de mon mec

Après tout, si Théo aime se laisser porter en voyage, ça le regarde. Moi, en revanche, je n’ai pas pour habitude de laisser le hasard décider du contenu de mes vacances.

J’aime planifier mes escapades pour éviter de me retrouver dans des attrapes-touristes et des restos affreux et ne pas passer à côté de ce qui pourrait vraiment me plaire.

C’est ainsi que j’ai rapidement eu l’impression d’avoir emmené mon mec en vacances et non l’inverse.

Je lui ai dégoté un cocktail sur le rooftop d’un hôtel, une dégustation de vins, un diner sur une terrasse surplombant la ville, un concert sur une petite place, la pâtisserie incontournable, la balade à pied qui va bien, le resto de poissons à ne pas manquer… et il s’est laissé vivre comme je l’y avais toujours habitué.

Moi qui n’ai aucun sens de l’orientation, j’ai passé 4 jours à écumer les sites de critiques et à guider Théo, GPS en main, jusqu’à connaître tous les quartiers de la ville et les horaires des bus.

Je l’aurais sans doute mieux vécu s’il avait mesuré mes efforts et m’avait adressé un merci…

La charge mentale des vacances m’a tuer

À notre retour, j’ai pris le volant pour rentrer de l’aéroport à chez nous.

Ces vacances m’avaient laissé une certaine amertume. Elles reflétaient tout ce que je ne supportais plus dans notre relation : son manque d’initiative à lui, ma manie de toujours prendre le relai, sa puérilité et mon incapacité à demander ce dont j’ai besoin.

Nous nous sommes séparés quelques semaines plus tard, notamment parce que j’étais épuisée d’être la locomotive de notre couple.

Aujourd’hui, je sais qu’une relation est un travail d’équipe. J’ai beau être quelqu’un de très indépendant, j’ai envie et besoin de pouvoir compter sur mon partenaire pour m’épauler.

La charge mentale des vacances m’a tuer, mais elle m’a aussi permise de reprendre ma liberté.

Et toi, tu as vécu le même genre d’expérience ? Ou à l’inverse tu laisses ton ou ta partenaire te guider en vacances ?

Rubrique
Mots-clés
Close